01-06-17

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough, Macedonio Fernández, Elena Ferrante, Sophie Hannah

 

De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009 en alle tags voor Patrick Besson op dit blog.

Uit:La mémoire de Clara

„La lumière d’automne l’a toujours rendue, rendue, rendue quoi? Elle ne sait plus. Elle regarde la rue Alphonse Karr. Il y a de l’eau qui tombe du ciel comme hier. Comment s’appelle l’eau qui tombe du ciel ? Elle sait : la pluie. Elle sourit. Il y a des choses qui lui reviennent de temps en temps, ça fait plaisir. C’est comme pour l’ascenseur. Une fois sur deux, elle sonne chez un copropriétaire, croyant appeler l’ascenseur. L’autre ouvre la porte. Un homme petit et chauve. Il sourit. À moins qu’il ne soupire. C’est un peu les deux. Il la ramène doucement devant la cabine d’ascenseur. Elle s’excuse : « Ah oui, pardon. » Il dit : « De rien, Mademoiselle Bruti. » Il lui donne son nom de jeune fille, celui sous lequel elle était connue et restera dans les livres d’Histoire de la cinquième République française. Personne ne l’a jamais appelée Madame Brancusi, sauf elle-même quand elle se regardait, il y a cinquante-trois ans, dans les miroirs de l’Élysée, ancienne demeure des présidents français avant que le Palais ne soit préempté par l’émir du Qatar et ne devienne le musée national du football français, le bureau du général De Gaulle et de Georges Pompidou étant consacré aux coupes gagnées par le PSG avant son rachat par l’émirat en 2011. Mais il y a aussi des jours, de moins en moins nombreux il est vrai, où Clara, pour l’ascenseur de la rue Alphonse Karr, ne se trompe pas. Les deux portes s’ouvrent comme la caverne d’Ali Baba. Elle est aussi heureuse que si elle recevait, une nouvelle fois, une Victoire de la musique. Quant à la lumière d’automne, elle se souvient maintenant de ce que ça la rendait : heureuse. C’est le soleil qui l’attriste. Pourquoi, alors, s’est-elle installée dans cette ville du sud dont le nom va lui revenir ? Pas Cannes, car elle n’a vu personne qu’elle  connaît  monter des marches. Mais connaît-elle encore les gens qu’elle connaît ? C’est un mot anglais. Une glace. Ice. Avec une lettre devant, mais quelle lettre ? Il faudrait qu’elle se concentre mais elle préfère regarder la, la, elle le savait tout à l’heure : la pluie, voilà.
Nice. Elle est à Nice. Elle est contente, elle s’est souvenue de deux choses : Nice et … Zut, elle a oublié la première. Il faut qu’elle écrive ses mémoires avant de perdre ses souvenirs. Non: ses souvenirs avant de perdre la mémoire. Elle doit appeler Aurélia, elles sont amies depuis si longtemps. Clara lui a piqué plusieurs mecs, ça crée des liens entre filles. »

 

 
Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-16

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough, Macedonio Fernández, Dennis Gaens, Rhidian Brook

 

De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009 en alle tags voor Patrick Besson op dit blog.

Uit: Lettre à un ami perdu

« La nuit était tombée sur cette journée grise de février. Je me rappelle les phares des voitures sous la pluie, une boule blonde sous les draps blancs, qui était la tête de la femme qui m'aimait. La femme qui m'aimait dormait toujours la tête sous les draps car elle était frileuse. Il m'arrive encore de soulever les draps et les couvertures et de chercher, mais de moins en moins souvent. C'est sans doute cela qu'on appelle guérir.
Février est comme novembre, un mois où les amours commencent ou meurent. Il y a des moments où la vie vaut la peine d'être vécue. Par exemple quand on nous présente à une femme qui correspond à ce que nous cherchons sous les draps et les couvertures. Le bon moment est quand les mots de la femme et les nôtres se suivent en ligne continue, s'attrapent et jouent les uns avec les autres comme des chats avec une balle en caoutchouc. On dit rouge, et c'est le rouge qui sort. 9, et le 9 sort. Mais combien de fois cela arrive-t-il ? Cela arrive juste assez souvent pour nous empêcher de nous tuer et c'est pourquoi nous sommes en enfer. L'enfer, en effet, n'a pas de fin.”
(..)

« Il lui aurait dit qu'ils étaient avant tout des amis, un garçon et une fille tombés par hasard dans le même esquif et qui vont essayer, malgré la tempête et le manque de provisions, d'arriver ensemble à bon port. Alors il n'y aurait eu ni coups ni déchirures, simplement deux enfants dans un grand lit, qui vont en voir de toutes les couleurs mais qui n'ont pas peur parce qu'ils savent qu'ils ont un ami."

 

 
Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-15

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Dennis Gaens, Rhidian Brook

 

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Uit: Puta Madre

« Qu’aurait dit Virginie contre la chambre ? Il n’avait pas envie d’en changer. Elle l’aurait peut-être fait. Qu’est-ce qui lui aurait déplu dans celle-là ? L’étage peu élevé ? Les lits jumeaux ? On devrait les appeler des lits mariés car ce sont les mariés qui dorment dedans, pas les jumeaux. Il avait séjourné dans beaucoup d’hôtels et ne se souvenait pas d’y avoir jamais croisé un seul couple de jumeaux.
Il hésita entre appeler Virginie, lui écrire ou lui envoyer une photo. Il lui dirait : « C’est triste de voyager sans toi. » Non, elle prendrait la phrase comme une provocation. Ne venait-il pas, au cours d’un déplacement professionnel dans le Limousin, de la tromper avec une strip-teaseuse ? Il vanterait plutôt le charme de l’établissement, de ses trois piscines, de la plage immense. Lui écrirait-il : « Bien arrivé sans toi au paradis » ou « Bien arrivé sans toi en enfer » ? Les deux phrases étaient vraies. Pour la photographie : la chambre ou la vue ? Il se décida pour la vue mais ne la prit pas car il eut un message de la chaîne. On venait de vendre La Mort vagabonde en Allemagne. La Mort vagabonde était la cause de tout. S’il n’avait pas reçu le prix Léo-Malet du meilleur scénario de téléfilm policier au festival de Limoges, il n’aurait pas couché avec la strip-teaseuse, du coup Virginie n’aurait pas eu l’occasion de se fâcher contre lui et n’aurait pas refusé de l’accompagner à Cancún pour fêter leur troisième anniversaire de pacs, comme c’était prévu depuis des mois. Il laissa 20 pesos à l’employé qui avait porté son bagage pourtant léger.
– Muchas gracias, señor.
Les vieux Français, dans les pays hispaniques, s’entendent à tout moment rappeler leur état de senior. Mais lui, il n’était pas vieux. Quarante et un ans le 13 octobre suivant. Ce qui ne l’empêchait pas d’être chauve. Il y a beaucoup de chauves, en France, dans les milieux du cinéma et de la télévision. Il se demandait si c’était pareil dans les autres pays."

 

 
Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-14

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn

 

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Uit: Les Frères de la consolation

« Le soleil lui fracassait le crâne à lents et lourds coups de massue. La sueur qui coulait sur ses tempes et ses joues était douce, tiède et rapide comme du sang. La chaleur était si forte qu'elle le faisait frissonner. S'il se trouvait là, c'était à cause de Macropoulos, car les Turcs attaquaient de préférence la nuit, peut-être parce que ça leur rappelait la prise de Constantinople, mais d'abord parce qu'à la guerre, au contraire de la paix, on choisit ses heures de travail, et que la nuit il fait frais, c'est plus agréable pour se battre. Les Turcs aimaient leurs aises. Milo ne les haïssait plus : il en avait trop tué. Trente ? Cinquante ? Cent ? Au moins cinquante. En moyenne : un par mois. Il aurait dû faire la liste. Après la guerre, c'est-à-dire hier, il l'aurait déposée, avec un petit bouquet de coquelicots, sur la tombe de sa femme Theodora, violée, égorgée et violée de nouveau par l'émir Ben Kouri le 27 janvier 1825 à Dafnio, dans le sud du Péloponnèse. Il se serait peut-être autorisé un léger sourire et aurait chuchoté : « Voilà, ma chérie, cinquante Turcs tués de ma main. Avant-hier, j'ai eu l'occasion d'en tuer encore un mais je ne l'ai pas fait car je préférais un compte rond, et la paix était signée. » Non, plus de haine, c'était fini. Une vague gêne dans la main droite, oui. « La crampe de l'assassin », lui avait écrit, de Belgrade, son frère Srdjan, qui prétendait avoir un jour assez d'esprit pour être capable de régner sur les salons parisiens de la Restauration.
Ce qu'aimait Macropoulos - « le général Macropoulos », comme l'appelaient les journaux étrangers, alors que dans le campement on lui donnait plutôt du Mikis ou du Mike quand c'était Hamilton qui lui parlait -, c'étaient les belles et franches attaques au milieu du jour, dans la torpeur de la canicule.Il disait que les Turcs étaient furieux qu'on les dérangeât pendant la sieste et que pour bien se battre il ne fallait pas être furieux mais en colère. Au-delà de la colère, on ne voit rien ? et en deçà, on en voit trop. C'était dans Homère.”

 

 
Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-13

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn

 

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Uit: Mais le fleuve tuera l'homme blanc

 

« Ça valait mieux. Installé près d’elle pendant plusieurs heures, j’aurais fini par lui poser des questions auxquelles elle n’aurait pas répondu. Si c’était encore la Blandine de Kergalec qui avait fait autrefois les gros titres des journaux. Dure comme le granit breton, avaient écrit à son sujet les éditorialistes dans leur style caractéristique. Elle était installée de l’autre côté de l’appareil, à deux rangs derrière moi. Elle occupait la place près du hublot. Elle garda son sac sur les genoux pendant plusieurs minutes, semblant douter de vouloir se rendre à destination, puis le glissa sous son siège. Elle n’avait pris ni livre, ni iPod, ni lecteur DVD. Elle passerait les six heures de vol à penser, comme tous les gens en proie à une obsession. Avait-elle remarqué que je la regardais ? Sa façon de ne pas me voir m’inclinait à croire que oui. Passa devant mes genoux une silhouette fluette, puis il y eut un souffle léger à ma droite : la créature infime s’asseyait. Une veste fluide flottait autour de son absence d’épaules. L’homme se présenta. Entre passagers de la classe affaires, on se présente. Pour faire des affaires. C’était un conseiller de présidents africains. Les conseillers de présidents africains sont intéressés par les hommes du pétrole et les hommes du pétrole par les conseillers de présidents africains. Ils exercent, en Afrique, la même profession : pomper. Il regarda alentour, vérifiant qu’il n’avait plus personne à saluer. Partiellement chauve, il avait choisi, comme nombre de footballeurs et de chanteurs hip-hop, de l’être en entier, et son petit crâne rasé luisait comme une pomme au-dessus des fauteuils. Il se rassit, ouvrit son ordinateur et se mit à écrire, sans doute à l’usage du président du pays où nous nous rendions, une note facturée 50 000 euros. 75 000 ? Il refusa le verre de champagne que lui proposait l’hôtesse. Je regardai, de l’autre côté de l’avion, si Blandine de Kergalec avait accepté le sien. Non plus. On se préparait pourtant à un long voyage et les longs voyages se passent mieux avec du champagne.”

 

 

 

Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-12

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough

 

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Uit: And The River Will Kill The White Man (Vertaald door Edward Gauvin)

 

„I recognized her in line at customs, though the only photo of her ever to appear in the papers was from 1985. She was dressed like a man, like when she’d been arrested last century. Her short hair was gray now. Behind round lenses in a steely, Trotskyesque frame, glasses all nearsighted girls of her generation wore—they’d stopped, why hadn’t she?—you saw the same big empty eyes, fearful, roving. Her line was moving faster than mine. She must have read the clothes, the carriage, the carry-ons, the faces of everyone waiting to pass customs. Gauged the chances each did or didn’t have of being detained by an official. Then made a quick mental reckoning and picked the right line. This bit of work had given her a few minutes’ lead. The minutes that sometimes save your life. I lost sight of her, then found her again in the lounge. She was traveling business class, like me. I was in oil. What was she in now?

When I realized we were on the same flight, I thought perhaps we’d be seated side by side. She’d get the vague and plaintive gaze of a famous person wondering if you knew who they were. When it came to notoriety from a shocking news story, an unspeakable political act, or a catastrophic military operation, such silent questioning grew tinged with fear and shame. Alas, the cabin crew gestured us to different rows. Why alas? It was better this way. If I’d been seated next to her for several hours, I would’ve wound up asking her questions she wouldn’t have answered. If she were even the same Blandine de Kergalec who’d once made the headlines. Hard as Breton granite, the editorialists had said in their usual style. She sat down on the other side of the plane, two rows back. She was by the window. For a few moments she kept her purse on her knees, as though she had doubts about wanting to reach her destination, then slipped it under her seat. She had no book, no IPod, no DVD player. She’d spend the six hours thinking, like anyone beset by an obsession. Had she noticed I was watching her? Her way of not seeing me made me think so.

A frail figure slipped past my knees, followed by a slight sigh to my right: the tiny wisp of a creature had sat down. A runny suit streamed down his nonexistent shoulders. He introduced himself. Passengers in business class introduce themselves, to do business. He was an advisor to African presidents. Advisors to African presidents are interested in oil men, and oil men in advisors to African presidents. They practice a single profession in Africa: bleeding it dry.[…] ’’

 

 


Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-11

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn

 

De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zie ook mijn blog van 1 juni 2007 en ook mijn blog van 1 juni 2008 en ook mijn blog van 1 juni 2009. en ook mijn blog van 1 juni 2010.

 

Uit: Le deuxième couteau

 

“Gaston Cooper avait une quarantaine d'années. De père américain et de mère française, il était bilingue. Il avait commencé dans l'édition comme lecteur et traducteur. Il lui arrivait aussi de donner des articles littéraires au Paris-Métro. Un héritage lui permit, en 1977, de fonder sa propre maison d'édition, et le succès espéré mais tout de même inattendu, en été 1978, d'un roman-reportage traduit de l'américain lui permit de la garder. En automne de la même année, il engagea Jérôme Bernotte.

Au bout du couloir, dans un cagibi qui tenait lieu de bureau à l'attachée de presse, Cooper, debout, feuilletait un journal. Il portait un costume rose, des mocassins noirs. Il tourna la tête vers Bernotte.

- Alors, ce déjeuner ? demanda-t-il aussitôt.

" Il ne sait rien ", pensa Bernotte. Il se demanda comment c'était possible, puis se souvint que Cooper lui avait dit qu'il mangeait sur les Champs-Elysées en compagnie d'une de ses lectrices qui était également mannequin, assistante de production et sans doute bien d'autres choses encore. Bernotte l'avait aperçue plusieurs fois, rue des Saints-Pères. C'était une grande blonde au regard glacé et dont le visage dans sa perfection exprimait une sorte de haine concentrée contre le monde.

- Il s'est passé une chose épouvantable, dit Bernotte.

- Elle ne veut plus signer ?

Bernotte secoua la tête. La porte de l'appartement s'ouvrit dans son dos et il reconnut Pauline, l'attachée de presse, à son parfum, quelque chose de fort et de poivré qui lui donnait toujours un peu la nausée quand il s'approchait de trop près trop longtemps“.

 

 

Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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01-06-10

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough, Macedonio Fernández, Dennis Gaens, Jeroen Theunissen

 

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Uit: Mais le fleuve tuera l'homme blanc

 

« Je la reconnus dans la file d’attente du contrôle des passeports, bien que l’unique photo d’elle jamais parue dans la presse datât de 1985. Elle était habillée en homme comme lors de son arrestation au siècle dernier. Ses cheveux courts étaient désormais gris. Derrière les lunettes rondes à monture d’acier de Trotsky que portaient toutes les filles myopes de sa génération – elles avaient arrêté, pourquoi pas elle ? –, on trouvait les mêmes grands yeux vides, apeurés, actifs. Sa file avançait plus vite que la mienne. Elle avait dû décrypter les vêtements, le comportement, les bagages à main et le visage de chaque personne attendant de passer la douane. Evaluer les chances que chacun avait, ou non, de retenir l’attention du douanier. Puis faire un rapide calcul mental et choisir la bonne file. Ce petit travail lui avait permis de gagner quelques minutes sur moi. Ces minutes qui vous sauvent parfois la vie. Je la perdis de vue, la retrouvai dans le lounge. Elle voyageait en classe affaires, comme moi. Moi, j’étais dans le pétrole. Dans quoi était-elle à présent ?
Quand je compris que nous prenions le même avion, je me dis que nous serions peut-être assis côte à côte. Elle aurait alors le regard vague et plaintif de toute personne célèbre se demandant si on sait qui elle est. Dans le cas d’une gloire négative due à un fait divers infect, à un acte politique odieux ou à une opération militaire catastrophique, cette question muette se teinte de honte, de crainte. Le personnel de bord nous indiqua, hélas ! deux travées différentes. Pourquoi hélas ?“

 

 

BESSON

Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

 

 

 

 

De Engelse dichter en schrijver John Edward Masefield  werd geboren op 1 juni 1878 in Ledbury, in Herefordshire.

 

 

A Ballad of John Silver 

 

We were schooner-rigged and rakish,

with a long and lissome hull,

And we flew the pretty colours of the crossbones and the skull;

We'd a big black Jolly Roger flapping grimly at the fore,

And we sailed the Spanish Water in the happy days of yore.

 

We'd a long brass gun amidships, like a well-conducted ship,

We had each a brace of pistols and a cutlass at the hip;

It's a point which tells against us, and a fact to be deplored,

But we chased the goodly merchant-men and laid their ships aboard.

 

Then the dead men fouled the scuppers and the wounded filled the chains,

And the paint-work all was spatter dashed with other peoples brains,

She was boarded, she was looted, she was scuttled till she sank.

And the pale survivors left us by the medium of the plank.

 

O! then it was (while standing by the taffrail on the poop)

We could hear the drowning folk lament the absent chicken coop;

Then, having washed the blood away, we'd little else to do

Than to dance a quiet hornpipe as the old salts taught us to.

 

O! the fiddle on the fo'c'sle, and the slapping naked soles,

And the genial "Down the middle, Jake, and curtsey when she rolls!"

With the silver seas around us and the pale moon overhead,

And the look-out not a-looking and his pipe-bowl glowing red.

 

Ah! the pig-tailed, quidding pirates and the pretty pranks we played,

All have since been put a stop to by the naughty Board of Trade;

The schooners and the merry crews are laid away to rest,

A little south the sunset in the islands of the Blest.

 

 

Masefield

John Edward Masefield (1 juni 1878 – 12 mei 1967) 

 

 

 

 

De Oostenrijkse schrijver Ferdinand Raimund werd geboren op 1 juni 1790 in Wenen.

  

Uit: Der Bauer als Millionär

"Großer Feensaal, mit magischen Lampen von verschiedenen Farben hell beleuchtet, welche, auf Kandelabern angebracht, die Kulissen zieren. Im Hintergrunde die Öffnung eines großen Bogentores, welches durch einen schalartigen, mit Gold verbrämten Vorhang verdeckt ist.

In der Mitte des Theaters spielen zwei Furien, ein Triton und der kleine Borax ein Quartett von zwei Violinen, Viola und Violoncello. Die Stimmen des Quartetts wechseln mit Solo. Die Instrumente sind von Gold, die Pulte ideal. Im Kreise sitzen: Bustorius, Zenobius, Antimonia, Selima, Zulma, Lira, der Morgen, die Nacht, der Abend, der Blödsinn und mehrere andere allegorische Personen, Zauberer und Feen, die von Zeit zu Zeit von vier Genien, welche als geflügelte Livreebediente gekleidet sind, auf silbernen Tassen mit Konfekturen bedienet werden. Das Ganze wird von folgendem Chor begleitet.

Chor.
Welch ein herrliches Konzert,
Wo sich hoch die Kunst bewährt.
Was ist Amphions Geklimper?
Selbst Apollo ist ein Stümper,
Wenn man solche Künstler hört.
Bravo! Bravo! O vortrefflich!
Bravo! Bravo! (Verhallend.) Bravo - Bravo -

(Allgemeiner Applaus. - Alles erhebt sich von den Sitzen, die Spielenden legen ihre Instrumente weg und verneigen sich).

Zenobius.
Bravissimo, meine Herren! das haben Sie gut gemacht, (zu dem Triton) besonders Sie.

Bustorius(tritt vor, einen Csakan in der Hand, im ungarischen Dialekt).
Isten utzék! ist das schönes Quartett, von wem ist das komponiert?

Zenobius.
Das Adagio ist von einem Delphin.

 

 

 raimund

Ferdinand Raimund (1 juni 1790 - 5 september 1836) 

Monument bij het Weense Volkstheater

 

 

 

 

Zie voor de twee bovenstaande schrijvers ook mijn blog van 1 juni 2006 en ook mijn blog van 1 juni 2007 en ook mijn blog van 1 juni 2008 en ook mijn blog van 1 juni 2009.

 

 

 

 

De Duitse schrijver, essayist, journalist, biograaf en uitgever Peter de Mendelssohn werd op 1 juni 1908 in München.

 

Uit: Thomas Mann: Tagebücher

 

„15.05.1936

Schönster Früh-Sommertag. Freude an dieser Jahreszeit, die schon die meiner Geburt.-Geschäfte, Korrespondenz. Den Vortrag mit Bermann. Haarwaschung. Mit K. um den Weiher. Russische Bücher [1] kamen, die Emigrantenzeitschriften und das interessante Buch eines Ex-Hitlermannes und erbitterten Wegbereiters: "Ich kann nicht schweigen". Nachmittags geschlafen. An Reisiger, Fiedler [2] u.a. geschrieben Endlose Briefdiktate u.a. an Knopf und v. Pick (Budapest) [3] in der Frage unserer Wohnung (Hatvanyi). - Exposee von Golo über die Humaniora [4] für Budapest [5]durchgearbeitet. - Bibi bestand mit Auszeichnung sein Lehrexamen, geigerisch; in den theoretischen Nebenfächern schnitt er schlecht ab. Abends keines Fest für ihn in Gegenwart des jungen Kayser, mit Champagner-Getränk. Hörten wieder die "Symphonie in blue", begabtes Stück von 1920, nach dem nichts mehr kam. Müde. Spät zu Bette.“

 

 

spiel_Mendelssohn

Peter de Mendelssohn (1 juni 1908 – 10 augustus 1982) 

Hier samen met de Oostenrijkse schrijfster Hilde Spiel

 

 

 

 

De Australische schrijfster Colleen McCullough werd geboren op 1 juni 1937 in Wellington.

 

Uit: The Thorn Birds

 

„Yet over the ensuing months her yearning after Agnes contained nothing of hope; Meggie didn't own a doll and had no idea little girls and dolls belonged together. She played happily with the whistles and slingshots and battered soldiers her brothers discarded, got her hands dirty and her boots muddy to play with. Stroking the bright pink folds of the dress, grander than any she had ever seen on a human woman, she picked Agnes uptenderly. The doll had jointed arms and legs which could be moved anywhere; even her neck and tiny, shapely waist were jointed. Her golden hair was exquisitely dressed in a high pompadour studded with pearls, her pale bosom peeped out of a foaming fichu. of cream lace fastened with a pearl pin. The finely painted bone china face was beautiful, left unglazed to give the delicately tinted skin a natural matte texture. Astonishingly lifelike blue eyes shone between lashes of real hair, their irises streaked and circled with a darker blue; fascinated, Meggie discovered that when Agnes lay back far enough, her eyes closed. High on one faintly Bushed cheek she had a black beauty mark, and her dusky mouth was parted slightly to show tiny white teeth. Meggie put the doll gently on her lap, crossed her feet under her comfortably, and sat just looking.

She was still sitting behind the gorse bush when Jack and Hughie came rustling through the grass where it was too close to the fence to feel a scythe. Her hair was the typical Cleary beacon, all the Cleary children save Frank being martyred by a thatch some shade of red; Jack nudged his brother and pointed gleefully. They separated, grinning at each other, and pretended they were troopers after a Maori renegade. Meggie would not have heard them anyway, so engrossed was she in Agnes, humming softly to herself.

"What's that you've got, Meggie?" Jack shouted, pouncing. "Show us!"

"Yes, show us!" Hughie giggled, outflanking her.

She clasped the doll against her chest and shook her head. "No, she's mine! I got her for my birthday!"

"Show us, go on! We just want to have a look."

Pride and joy won out. She held the doll so her brothers could see. "Look, isn't she beautiful? Her name is Agnes."

"Agnes? Agnes?" Jack gagged realistically. "What a soppy name! Why don't you call her Margaret or Betty?"

"Because she's Agnes!"

 

 

colleen_mccullough

Colleen McCullough (Wellington, 1 juni 1937)

 

 

 

 

Zie voor de twee bovenstaande schrijvers ook mijn blog van 1 juni 2007en ook mijn blog van 1 juni 2009.

 

 

 

 

De Argentijnse schrijver Macedonio Fernández werd geboren op 1 juni 1874 in Buenos Aires. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009.

 

Uit:From The Museum of Eterna’s Novel (Vertaald door Margaret Schwartz)

 

“After Chapter V of the Novel we can be sure that it isn’t because of NK (the Nonexistent Knight) that Sweetheart’s existence is saddened today.” “This evening, the Novel will send its soloist orchestra—six guitars—to execute various obsequious polyphonies for the orchestras of the bars Ideal, Sibarita, and Real, so that they can listen to music for a change. The Polygraph of Silence will explain the reasons for this with erudite gestures, and he will circulate the bottomless collection plate of gratitude among the personnel of the orchestras, which will make the music of thanks as coin strikes against coin. The public will also serve as a harmony of contentment, as the listening orchestra, momentarily laying aside its instruments for calling-the-waiter in favor of its instruments of applause.”

This is a novel that was, and will be, futuristic until it’s written, just as its author is futuristic—until today he had yet to write a single future page—although he has left futurism until the future, as a proof of his enthusiasm, and doing so brilliantly from there on—without falling into the trap of being a consecutive futurist, like those who have adopted futurism, without understanding it, in the present. And, for that reason, they have declared much to come for the novelist, who has everything in front of him, including his own genial sense of haste, which arises from having thought that, given the speed of progress, posterity has been left behind; each day comes quicker, almost completely forgotten, a series of contemporaneous events that exist in the last journalistic edition of the day it appears and that’s it. We all die already judged immediately, book and author are made classics or corpses in a day, and meanwhile they recommend us to posterity and complain about the present. And today, all of this is done with sufficient justice in 24 hours.“

 

 

fernandez

Macedonio Fernández (1 juni 1874 – 10 februari 1952) 

 

 

 

 

Onafhankelijk van geboortedata:

  

  

De Nederlandse dichter Dennis Gaens werd geboren in Susteren in 1982. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009.

 

 

de overburen leunen

  

de overburen leunen langzaam
mijn studentenkamer naar binnen
elke avond iets verder voorover

het fatsoen om verrekijkers of telescopen
te gebruiken is hen vreemd

ze rennen tegen de ruiten
totdat de muren zich uitrekken
richting mijn raam
– zelfs hun kat klauwt mee –
hun ogen op groot
en een bouwlamp in de aanslag

in hun badjassen rennen ze
met hun oren hard tegen het glas gedrukt
soms rennen ze zo hard
dat ze hun gezichten pletten
en ik me afvraag of ze er blijvende schade
aan overhouden

niet lang meer
dan slaat hun adem
condens op de buitenkant
van mijn raam

ik moet gordijnen kopen
en een baksteen klaarleggen

 

 

 

Gaens

Dennis Gaens (Susteren, 1982)  

 

 

 

 

De Vlaamse dichter en schrijver Jeroen Theunissen werd geboren in Gent in 1977. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009.

 

 

Het huis

 

Het huis is helemaal geen huis
het is een gedachte je had er evengoed
kunnen breien of je bril vergeten.

 

Je had er wel willen wonen
op een verloren pianodag in september
maar het viel in de bladeren stil vroeg.

 

Met je lila haren je potloodogen
je eeuwige zalige handen
die geen handen zijn maar veeleer een gedachte
lik je de vensters aan scherven.

 

Toen het huis nog een huis was
heb je er lange nachten gedroomd
maar eigenlijk toen al was het
geen huis
als nu een gedachte.

 

 

 theunissen

Jeroen Theunissen (Gent, 1977)

  

01-06-09

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough, Macedonio Fernández, Dennis Gaens, Jeroen Theunissen

 

  

Zie voor de volgende schrijvers van de 1e juni mijn blog bij seniorennet.be

  

Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough

 

Zie voor de volgende schrijvers van de 1e juni ook bij seniorennet.be mijn vorige blog van vandaag. 

 

 Macedonio Fernández, Dennis Gaens, Jeroen Theunissen

  

  

  

01-06-08

Patrick Besson, John Edward Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn, Colleen McCullough


De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zie ook mijn blog van 1 juni 2007.

 

Uit: Les Braban

 

“Elle rentra à la maison le lendemain matin et dit qu'elle avait fait sa toilette, mais n'avait pas pris son petit déjeuner. Personne n'osa lui demander comment la nuit chez les Gloser s'était passée. Elle buvait son chocolat chaud à petites lampées malicieuses. Juste avant de partir au travail, maman ne put s'empêcher de lui poser une question étouffée et incompréhensible sur la santé d'Ivan. D'une voix neutre de chirurgien esthétique en retard à sa partie de golf, Cinecittà dit que le petit garçon allait mieux. De fait, l'état d'Ivan Glozer s'améliora de façon spectaculaire en quelques semaines. On peut donc considérer que Cinecittà avait sauvé la vie d'Ivan et c'est l'argument qu'utilisa maman quand, ayant appris que le fils unique des Glozer était devenu directeur général adjoint d'une maison de disques, elle alla le voir pour qu'il trouvât une place de coursier ou de magasinier à Benito qui sortait alors de prison pour la première fois.”

 

 

 

besson
Patrick Besson (
Montreuil, 1 juni 1956)

 

 

 

 

De Engelse dichter en schrijver John Edward Masefield  werd geboren op 1 juni 1878 in Ledbury, in Herefordshire. Zie ook mijn blog van 1 juni 2006  en ook mijn blog van 1 juni 2007.

 

 

THE WILD DUCK
 
Twilight. Red in the West. 
Dimness. A glow on the wood. 
The teams plod home to rest. 
The wild duck come to glean. 
O souls not understood, 
What a wild cry in the pool; 
What things have the farm ducks seen 
That they cry so--huddle and cry? 
Only the soul that goes. 
Eager. Eager. Flying. 
Over the globe of the moon, 
Over the wood that glows. 
Wings linked. Necks a-strain, 
A rush and a wild crying. 

A cry of the long pain 
In the reeds of a steel lagoon, 
In a land that no man knows.
 

 

 

 

 

THE SEEKERS

Friends and loves we have none, nor wealth nor blessed abode, 
But the hope of the City of God at the other end of the road. 

Not for us are content, and quiet, and peace of mind, 
For we go seeking a city that we shall never find. 

There is no solace on earth for us--for such as we-- 
Who search for a hidden city that we shall never see. 

Only the road and the dawn, the sun, the wind, and the rain, 
And the watch-fire under stars, and sleep, and the road again. 

We seek the City of God, and the haunt where beauty dwells, 
And we find the noisy mart and the sound of burial bells. 

Never the golden city, where radiant people meet, 
But the dolorous town where mourners are going about the street. 

We travel the dusty road till the light of the day is dim, 
And sunset shows us spires away on the world’s rim. 

We travel from dawn to dusk, till the day is past and by, 
Seeking the Holy City beyond the rim of the sky. 

Friends and loves we have none, nor wealth nor blest abode, 
But the hope of the City of God at the other end of the road.

 

 

 

 

masefield
John Edward Masefield (1 juni 1878 – 12 mei 1967)

 

 

 

 

 

De Oostenrijkse schrijver Ferdinand Raimund werd geboren op 1 juni 1790 in Wenen. Zie ook mijn blog van 1 juni 2006 en mijn blog van 1 juni 2007.

 

Ob man anders mich als einsam sieht

Stammbuchblatt.

Einsam bin ich selber in der Menge,
Streb' ich gleich zu sein, wo Menschen weilen,
Einsam selbst im wildesten Gedränge,
Wer soll Lust, wer Freuden mit mir teilen?
Fremd sind die bekanntesten Gestalten
Mir geworden, und seit du mir fern,
Schmerz allein und Grab und Trübsal walten,
Weil ich stets sie pflege, bei mir gern.
Sie umschmeicheln mich, doch ach! sie haben
Meine Ruh' auf immer untergraben;
Schlaue Diener, zwingen sie den Herrn.

Dich vergessen! könnt' ich's! Nicht erinnern,
Wie du alles, alles mir gewesen,
Muß ich nicht in meinem trüben Innern
Wie im aufgeschlagnen Buche lesen?
Leb' ich nicht allein in jenen Tagen,
Wo du mein warst, ich vor allen dein;
Als ich nie geglaubt, daß Leid und Plagen
Könnten auf der Erde möglich sein.
Frage nicht mehr, wie ich dich besessen
Für das Leben – nie kann ich's vergessen;
So in deinen Himmeln, denke mein!

Wenn ich nicht der Linden Rauschen höre,
Nicht des Grases Lispeln durch den Wind,
Wenn der kleinen Sänger Freudenchöre
Längst verstummet meinem Ohre sind;
Wirst du dann bei Lesung dieser Zeilen,
Die hier ausgezeichnet Freundeshand,
Sanft gerührt ein wenig nur verweilen,
Sprechend: Ach! auch diesen hab' ich einst gekannt!??

Reisen Sie glücklich, vielleicht finden Sie dort, was ich hier
vergebens suche . . . . . Ruhe.

Wien, den 12. März 1814.

 

 

 

 

raimund_ferdinand
Ferdinand Raimund (1 juni 1790 - 5 september 1836)

 

 

 

 

 

 

Zie voor onderstaande schrijvers ook mijn blog van 1 juni 2007.

 

De Duitse schrijver, essayist en journalist Peter de Mendelssohn werd op 1 juni 1908 in München.

 
De Australische schrijfster Colleen McCullough werd geboren op 1 juni 1937 in Wellington.

 

 

01-06-07

Patrick Besson, Colleen McCullough, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn


De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zijn vader was Russisch, zijn moeder Kroatisch. In 1974, op zeventienjarige leeftijd, publiceerde hij zijn eerste roman Les Petits maux d'amour. In 1985 ontving hij de Grand prix du roman de l'Académie française voor Dara en in 1995 de Prix Renaudot voor Les Braban. Tijdens de oorlog in Joegoslavië stond hij aan de kant van Servië. Hij schreef er een boek over, Contre les calomniateurs de la Serbie, dat hem polimieken opleverde met andere intelectuelen als Michel Polac, Romain Goupil et Didier Daeninckx.

 

Uit : Le deuxième couteau

 

« La dernière fois que Sandra Gamelin mit les pieds à la brasserie Lipp, ce fut le 21 novembre 1979. Un petit homme fluet vint à sa rencontre, précédant de peu le maître d'hôtel. C'était Jérôme Bernotte, conseiller littéraire chez un éditeur parisien. Elle lui serra la main. Serrer la main à tout propos était une habitude qu'elle avait prise à l'usine, où elle avait travaillé quelques années avant de devenir secrétaire, secrétaire de direction puis écrivain.
Elle dit quelques mots à l'oreille de Bernotte, qui lui indiqua obligeamment un escalier où elle s'engouffra. Elle ne devait plus jamais le remonter.
Quand Bernotte sortit du commissariat, il était 15 h 40. Un froid sec et lumineux régnait sur le boulevard Saint-Germain. Les cafés étaient pleins de gens et de fumée de cigarettes. Cela se mélangeait un peu dans les yeux de Bernotte, qui avait la tête ailleurs.
Il s'accouda à un comptoir et but deux petits blancs à la file.
Son bureau se trouvait au deuxième étage d'un immeuble de la rue des Saints-Pères, dans un appartement où s'entassaient tant bien que mal une comptable, une directrice commerciale, une attachée de presse et le P.-D. G. de la maison d'édition, Gaston Cooper.
En traversant le boulevard, Bernotte se demandait quelle tête ferait Gaston, quand il apprendrait la mort de la seule personne qui aurait pu le sauver de la faillite. Peut-être connaissait-il déjà la nouvelle. Les nouvelles vont vite, dans ce quartier de Paris où les choses ont à peine le temps d'arriver qu'on n'en parle déjà plus. »

 

Besson
Patrick Besson (
Montreuil, 1 juni 1956)

 

De Australische schrijfster Colleen McCullough werd geboren op 1 juni 1937 in Wellington. Ze studeerde neurofysiologie, en werkte in verschillende ziekenhuizen in Sydney en in Engeland. Ze gaf later ook les aan Yale. Ze is lid van de New Yorkse Academy of Sciences en is een fellow van de Amerikaanse Association for the Advancement of Science. In de late jaren zeventig vestigde ze zich Norfolk, waar ze sindsdien met haar echtgenoot, Ric Robinson, woont. Zij schreef o.a. Tim, (waarvan een film werd gemaakt met Mel Gibson and Piper Laurie), De Doornvogels, Obsessie, Het lied van Troje. Voor haar onderzoek voor haar boek Macht & liefde. De mannen en vrouwen van Rome kreeg ze een doctoraat in de letteren van de Macquarie Universiteit in 1993.

 

Uit: The Thorn Birds

 

“On December 8th, 1915, Meggie Cleary had her fourth birthday. After the breakfast dishes were put away her mother silently thrust a brown paper parcel into her arms and ordered her outside. So Meggie squatted down behind the gorse bush next to the front gate and tugged impatiently. Her fingers were clumsy, the wrapping heavy; it smelled faintly of the Wahine general store, which told her that whatever lay inside the parcel had miraculously been bought, not homemade or donated.

Something fine and mistily gold began to poke through a corner; she attacked the paper faster, peeling it away in long, ragged strips."Agnes! Oh, Agnes!" she said lovingly, blinking at the doll lying there in a tattered nest.

A miracle indeed. Only once in her life had Meggie been into Wahine; all the way back in May, because she had been a very good girl. So perched in the buggy beside her mother, on her best behavior, she had been too excited to see or remember much. Except for Agnes, the beautiful 'doll sitting on the store counter, dressed in a crinoline of pink satin with cream lace frills all over it. Right then and there in her mind she had christened it Agnes, the only name she knew elegant enough for such a peerless creature.”

 

 

 

McCulloun
Colleen McCullough (Wellington, 1 juni 1937)

 

De Engelse dichter en schrijver John Edward Masefield  werd geboren op 1 juni 1878 in Ledbury, in Herefordshire. Zie ook mijn blog van 1 juni 2006.

 

 

Roadways

 

One road leads to London,

One road leads to Wales,

My road leads me seawards

To the white dipping sails.

 

One road leads to the river,

And it goes singing slow;

My road leads to shipping,

Where the bronzed sailors go.

 

Leads me, lures me, calls me

To salt green tossing sea;

A road without earth's road-dust

Is the right road for me.

 

A wet road heaving, shining,

And wild with seagull's cries,

A mad salt sea-wind blowing

The salt spray in my eyes.

 

My road calls me, lures me

West, east, south, and north;

Most roads lead men homewards,

My road leads me forth.

 

To add more miles to the tally

Of grey miles left behind,

In quest of that one beauty

God put me here to find.

 

 

Beauty

 

I have seen dawn and sunset on moors and windy hills

Coming in solemn beauty like slow old tunes of Spain:

I have seen the lady April bringing the daffodils,

Bringing the springing grass and the soft warm April rain.

 

I have heard the song of the blossoms and the old chant of the sea,

And seen strange lands from under the arched white sails of ships;

But the loveliest thing of beauty God ever has shown to me,

Are her voice, and her hair, and eyes, and the dear red curve of her lips.

 

 

 

Masefield
John Edward Masefield (1 juni 1878 – 12 mei 1967)

 

De Oostenrijkse schrijver en dichter Ferdinand Raimund werd geboren op 1 juni 1790 in Wenen In de zomer van 1828 schreef hij, in het besef dat hij rekening diende te houden met wat zijn publiek gewend was, Der Alpenkönig und der Menschenfeind. Dit werd zijn allergrootste succes; het stuk heeft meer psychologische diepgang dan Raimunds eerdere werk en toch kent het de sprookjesachtige sfeer van het Biedermeier-volkstheater. Het enthousiaste onthaal van de Alpenkönig was eveneens te danken aan de muziek van Wenzel Müller, in zijn tijd een razend populair componist en concurrent van Mozart, voor wie de muziek bij dit toneelstuk een laatste grote meesterwerk is geweest. De Alpenkönig was zodanig populair, dat het stuk in een Engelse vertaling in 1831 drie maand lang in het Adelphi-theater te Londen werd gespeeld. Raimund werd in die periode over heel Europa een gevierd auteur.

 

Zie ook mijn blog van 1 juni 2006.

 

Uit: Der Alpenkönig und der Menschenfeind

 

Astragalus.

 

Wohl soll in der Geister Walten

Lieb und Großmut mächtig schalten,

Und ihr Wesen hoher Art,

Wo sich Kraft mit Freiheit paart,

Soll, befreit von irdschem Band,

Schwingen sich an Äthers Rand.

Doch, so wies im Menschenleben

Bös und gut Gesinnte gibt,

Jener haßt und dieser liebt:

So ists auch in Geistersphären,

Daß nicht all nach oben kehren

Ihr entkörpert Schattenhaupt,

Und, des liebten Sinns beraubt,

Auch der Böse schaut nach unten,

An die finstre Macht gebunden.

Und so wird der Krieg bedinget,

Der die Welt mit Leid umschlinget,

Der die Wolken jagt durch Lüfte,

Der auf Erden baut die Grüfte,

Der den Geist gen Geist entzweiet,

Der dem Hai die Kraft verleihet,

In des Meeres Flut zu wüten,

Der dem Nordhauch schenkt die Blüten,

Der den Sturm peitscht gegen Schiffe,

Daß zerschmettern sie am Riffe,

Der die Menschen reiht in Heere,

Daß sie zu des Hasses Ehre

Über ihrer Brüder Leichen

Sich des Sieges Lorbeer reichen -

Doch ich liebe Geisterfrieden,

Bin dem Menschen gut hienieden,

Hause nicht in Bergesschlünden,

Laß in freier Luft mich finden.

Hab auf Höhen, glänzend weiß,

Auf des Gletschers kühnstem Eis,

Mein kristallnes Schloß erbaut,

Das der Sterne Antlitz schaut.

Und dort blick aus klaren Räumen

Auf der Menschheit eitles Träumen

Mitleidsvoll ich oft herab.

Doch wenn ich am Pilgerstab

Manch Verirrten wandern sehe,

Steig von meiner wolkgen Höhe

Nieder ich zum Erdenrunde,

Reich ihm schnell die Hand zum Bunde

Und leit ihn mit Freundessinn

Zum Erkenntnistempel hin. (Ab.)

 

 

 

Raimund
Ferdinand Raimund (1 juni 1790 - 5 september 1836)
   
Geschilderd door Christoph Frank

 

De Duitse schrijver, essayist en journalist Peter de Mendelssohn werd op 1 juni 1908 in München geboren als zoon van een goudsmid. Hij groeide op in Dresden-Hellerau. Al tijdens zijn redacteurschap van het Berliner Tageblatt in de jaren twintig publiceerde hij eigen teksten. In 1933 emigreerde hij naar Engeland. Na WO II was hij perschef bij de Britse controlecommissie in Düsseldorf, was hij als verslaggever aanwezig bij de Neurenberger processen en werkte hij mee aan de opbouw van de Berliner Tagesspiegel en van Die Welt. In 1970 keerde hij naar München terug, waar hij tot aan zijn dood bleef wonen. Vooral als biograaf van Thomas Mann en als uitgever van diens dagboeken werd de Mendelssohn in de jaren zeventig bekend. Fertig mit Berlin?, zijn eerste roman. verscheen voor het eerst in 1930.

 

Uit: Fertig mit Berlin?

 

„Ich nahm ein Taxi und fuhr hinaus. Am Romanischen Café vorbei, an Schwanneke vorbei, an den Zeitungshändlern vorbei, an den kleinen Kokotten vorbei, an den Frierenden, am tauben Wurstwaren vorbei, Lietzenburger Ecke Uhland. Vorbei Berlin!
Tiefe Stille empfing mich. Felix saß lang ausgestreckt in seinem Fauteuil, rauchte englische Zigaretten, Manfred, ein wenig zur Lampe gerückt, las ihm vor. Hier gehörst du auch nicht mehr hin - dachte ich, als ich das dunkle, friedliche Bild der beiden Versunkenen sah. Leise hängte ich Hut und Mantel hinter die Tür, setzte mich behutsam auf meinen alten Platz, Felix schob wortlos Zigaretten hin, Manfred las, Felix lauschte ehrlich hingegeben, ich brauchte zwei Minuten, um die neue Stimmung aufzunehmen, dann lauschte auch ich. Der unvergeßliche Abend aus dieser ganzen verwickelten, schönen, traurigen, schwierigen Zeit.“

 

 

 

Medelssohn
Peter de Mendelssohn (1 juni 1908 – 10 augustus 1982)

 

 

01-06-06

John Masefield en Ferdinand Raimund


Zeekoorts

Ik moet weer op zee gaan, een goed schip en in 't verschiet
een ster om op aan te sturen, anders verlang ik niet.
Het rukken van 't wiel, 't gekraak van het hout, het zeil ertegen,
als de dag aanbreekt over een grauwe zee, door een mist van regen.
Want de roep van de rollende branding, brekende op de kust,
dreunt diep in het land in mijn oren en laat mij nergens rust.
't Is stil hier, 'k verlang een stormdag, met witte jagende wolken
en hoog opspattend schuim en meeuwen om kronklende kolken.
Ik ben een gedoemde zwerver, waar moet ik anders heen?
Maar gelaten door de wind gaan, weg uit de stad van steen.
Geen vrouw, geen haard verwacht mij. Ik blijf ook liever zonder.
'k Heb genoeg aan een pijp op wacht en een glas in het vooronder.

Zo luidr het gedicht "Zeekoorts" van John Masefield in de vertaling van J.J. Slauerhoff.

 

John Edward Masefield (geboren op 1 juni 1878) was een Engelse dichter en schrijver, en Poet Laureate vanaf 1930 tot aan zijn dood. Zijn moeder stierf toen hij 6 was, kort na de geboorte van zijn zuster. Veertien maanden later stierven zijn beide nog levende grootouders en in 1891 stierf zijn vader. Na zijn schooljaren in Warwick stuurde zijn tante hem voor een opleiding naar zee. Daar ontdekte hij dat hij veel van zijn tijd kon wijden aan lezen en schrijven. Aan boord van het schip, de HMS Conway, vatte hij zijn liefde op voor het vertellen van verhalen en besloot hij schrijver te worden.

 

Toen hij 24 was verschenen zijn gedichten in tijdschriften en werd zijn eerste bundel "Salt-Water Ballads" gepubliceerd. “Sea Fever” verscheen in dit boek. Masefield schreef twee romans, "Captain Margaret" (1908) en "Multitude and Solitude" (1909). In 1911, na een lange periode van dichten, stelde hij de bundel "The Everlasting Mercy" samen.

 

Tijdens  WO I hield Masefield lezingen in de Verenigde Staten waar hij ook informatie inwon omtrent de stemmingen en meningen van de Amerikanen ten opzichte van de oorlog in Europa. Aan de jaren 20 begon hij als een gevierd schrijver die in 1923 al 80.000 exemplaren van zijn Collected Poems over de toonbank zag gaan. Zijn taak als Poet Laureate vanaf 1930 nam hij zeer serieus en hij begon in die hoedanigheid met het toekennen van een prijs voor een eerste of tweede uitgave van poëzie door een dichter onder de 35 jaar.

 

Hij bleef zelf ook productief tot op hoge leeftijd. "In Glad Thanksgiving" verscheen toen hij 88 jaar was. Hij stierf op 12 mei 1967 tengevolge van gangreen.

 

 

Sea Fever

 

I MUST go down to the seas again, to the lonely sea and the sky,

And all I ask is a tall ship and a star to steer her by,

And the wheel's kick and the wind's song and the white sail's shaking,

And a gray mist on the sea's face, and a gray dawn breaking.

I must go down to the seas again, for the call of the running tide

Is a wild call and a clear call that may not be denied;

And all I ask is a windy day with the white clouds flying,

And the flung spray and the blown spume, and the sea-gulls crying.

I must go down to the seas again, to the vagrant gypsy life,

To the gull's way and the whale's way, where the wind's like a whetted knife;

And all I ask is a merry yarn from a laughing fellow-rover,

And quiet sleep and a sweet dream when the long trick's over.

 

 

Sonnet

 

FLESH, I have knocked at many a dusty door,

Gone down full many a midnight lane,

Probed in old walls and felt along the floor,

Pressed in blind hope the lighted window-pane,

But useless all, though sometimes when the moon

Was full in heaven and the sea was full,

Along my body's alleys came a tune

Played in the tavern by the Beautiful.

Then for an instant I have felt at point

To find and seize her, whosoe'er she be,

Whether some saint whose glory doth anoint

Those whom she loves, or but a part of me,

Or something that the things not understood

Make for their uses out of flesh and blood.

 

 

 

John Edward Masefield (1 juni 1878 – 12 mei 1967)

 

Ferdinand Raimund werd geboren op 1 juni 1790 in Wenen. Raimund volgde als zoon van meesterdraaier geen hogere opleiding. Na de dood van zijn ouders werd hij banketbakkersleerling en zocht toen zijn geluk als acteur in de provincie. In 1814 slaagde hij erin een aanstelling te krijgen bij het “Theater in der Josefstadt”. In 1817 verhuisde hij naar het “Theater in der Leopoldstadt”. Daar brak hij in 1823 met het stuk de Barometermacher auf der Zauberinsel ook als schrijver door.

Van 1823 tot 1834 schreef Raimund acht toneelstukken, die met het werk  van Nestroy werden vergeleken. In zijn werk komen de tradities van het volkstheater, de klucht, de parodie, het improvisatietoneel en het burgerlijke toneel samen. Toen hij het in1830 met ernstiger dramatisch werk probeerde liet het publiek het afweten. Daarna verliet hij het theater en trok hij zich steeds meer terug op zijn landgoed. Toen hij in de nacht van 29 op 30 augustus 1836 door een hond was gebeten – waarvan hij ten onrechte aannam dat hij aan hondsdolheid leed – deed Raimund een zelfmoordpoging. Kort daarna, op 5 september, overleed hij in Pottenstein bij Wenen. 

 

 

An Schillers Nachruhm.

  

In stiller Nacht, beim düstern Lampenscheine
Hast du oft tief dein sinnend' Haupt gesenkt;
Hoch wiegt dein Nachruhm nun mit Stolz das Seine,
Weil mit dem Höchsten du die Kunst beschenkt.
In fremden Sprachen deinen Geist verkündend,
Fragt er die Welt; ob je ein Dichter sang,
Der, seinen Ruf durch höheres Recht begründend,
Die Liebe seiner Nation errang?
Dir ist des Ruhmes seltner Doppelorden;
Bewunderung und Lieb' zugleich geworden!

 

Wer hat wie du fürs deutsche Volk geschrieben?
Hat Jüngling, Mann und Greis gleich hoch entzückt?
Wer Völker lehrt, verdient, daß sie ihn lieben,
Wer Glück bereitet, sei auch selbst beglückt.
Warst du es auch? und konntest du es werden?
Ragt Sehnsucht nicht aus deinem Lied empor?
Lebt ein Gemüt, das rein beglückt auf Erden?
Der Weise lügt es oft, es wähnt's der Tor;
Doch was das Leben auch an dir verbrochen,
Du hast dich durch Unsterblichkeit gerochen!

 

Dein Name lebt, dem frechen Tod zum Hohne,
Der stets der Welt zu früh das Beßre raubt.
Schon rüstet Deutschland sich, die Marmorkrone
Zu drücken auf dein ew'ges Dichterhaupt.
Ein Monument wird einst der Nachwelt lehren,
(Nicht wie du schriebst, dies kündet nur dein Lied,)
Daß Deutschland seltne Männer weiß zu ehren,
Und für der Dichtkunst Hoheit noch entglüht.
Der Himmel kann dir höhren Lohn noch bieten!
Die Erde tat, was sie vermag hienieden.   

 

Ferdinand Raimund        

 


Ferdinand Raimund (1 juni 1790 - 5 september 1836)

 

 

21:42 Gepost door Romenu | Permalink | Commentaren (0) | Tags: john masefield, ferdinand raimund |  Facebook |