22-11-16

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Christian Filips, Suresh en Jyoti Guptara, Viktor Pelevin, Endre Ady, William Kotzwinkle

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook alle tags voor André Gide op dit blog.

Uit: Les Faux-monnayeurs

"Mais si cela voulait dire quelque chose, tu ne comprendrais tout de même pas.
Quand on parle, c'est pour se faire comprendre.
Veux-tu, nous allons jouer à faire des mots pour nous deux seulement les comprendre.
Tâche d'abord de bien parler français.
Ma maman, elle, parle le français, l'anglais, le romain, le russe, le turc, le polonais, l'italoscope, l'espagnol, le perruquoi et le xixitou.
Tout ceci dit très vite, dans une sorte de fureur lyrique.
Bronja se mit à rire.
Boris, pourquoi est-ce que tu me racontes tout le temps des choses qui ne sont pas vraies ?
Pourquoi est-ce que tu ne crois jamais ce que je te raconte ?
Je crois ce que tu me dis, quand c'est vrai.
(...)

Oui. Non ; écoute : on va prendre un bâton ; tu tiendras un bout et moi l'autre. Je vais fermer les yeux et je te promets de ne les rouvrir que quand nous serons arrivés là-bas.
Ils s'éloignèrent un peu ; et, tandis qu'ils descendaient les marches de la terrasse, j'entendis encore Boris :
Oui, non, pas ce bout-là. Attends que je l'essuie.
Pourquoi ?
J'y ai touché.”

 

 
André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)
Hier met zijn jonge geliefde Marc Allégret (links) in 1926

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22-11-15

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Suresh en Jyoti Guptara, Viktor Pelevi, Erich Przywara

 

Bij Christus Koning

 

 
Het apsis mozaïek in het Bonner Münster toont Christus als koning op de troon

 

 

O Du mein Heiland hoch und hehr

O Du mein Heiland hoch und hehr,
dem sich der Himmel beuget,
von dessen Liebe, dessen Macht
die ganze Schöpfung zeuget:

Christus, mein König, Dir allein
schwör ich die Liebe lilienrein,
bis in den Tod die Treue!

Nicht alle Welt und ihre Pracht,
Engel und Menschen nimmer;
o Herr, mich scheidet nichts von Dir,
Dein eigen bleib ich immer:

Christus, mein König, Dir allein
schwör' ich die Liebe lilienrein,
bis in den Tod die Treue!

Du nur allein lebst nun in mir,
brennst mir in Herz und Händen:
lass mich entflammen alle Welt
mit Deinen Feuerbränden:

Christus, mein König, Dir allein
schenk' ich die Liebe stark und rein,
bis in den Tod die Treue!

 

 
Erich Przywara (12 oktober 1889 - 28 september 1972)
De Mariakerk in Katowice waar Erich Przywara werd geboren

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11-10-15

Daniel Falb, Conrad Ferdinand Meyer, Han Resink, Gertrud von Le Fort, François Mauriac

 

De Duitse dichter en schrijver Daniel Falb werd geboren op 11 oktober 1977 in Kassel. Zie ook alle tags voor Daniel Falb op dit blog.

 

STAINED SUSTAINED I
neue stillleben

(first)

das auftragen der lichtreflexe bedeutete offensichtlich die arbeit an den
obersten, rasch aushärtenden schichten.

ein stilleben mit verderblichen gütern erreichte man also durch plötzliches
einfrieren der bewegung, mithin des ganzen quellgebietes.

dabei hatte jeder freund sein eigenes zeitfenster, durch das man zusehen
konnte, wie er sich anzog.

seine klassenlage als aufgabe unseres managements. dass wir in unserem
ganzen leben keinen überreifen apfel zu sehen kriegen würden.

betrachten wir die wolkenartige hintergrundstruktur, die wir als unter-
grund verstanden, auf dem die lebensqualität unmerklich zu boden ging.

und betrachten wir dein blumenkohl-gesicht als etwas im flug erstarrtes.
diese rasse war schon ausgestorben.

trotzdem fanden sich noch elemente im habitus, insektizide nämlich, die
uns beschmutzten.

 

 

STAINED SUSTAINED II

(second)

das imperfekt wie einen jugendlichen straftäter auf dem arm behalten, kurz
abwarten.

und dann dem unfertigen obstkorb in den kopf ballern, ihn mehrmals über-
fahren.

die location wäre aber vor dem großen ereignis zu begehen, der peinliche
bereich, in dem stets mehr verhindert wurde als stattfand.

prävention beschmutzte uns.

wir verfolgten dieses motiv, jene hochgedrückte, weiterhin aus unserem
freundeskreis aufsteigende flüssigkeit, bläschen und kompakte partikel der
kausalität.

kompakte wohnblocks unserer motive, aus denen jetzt gruppen unreifer
schulkinder auf die straße traten. einfach die ernte überleben.

 

 

 
Daniel Falb (Kassel, 11 oktober 1977)

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22-11-14

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Suresh en Jyoti Guptara, Viktor Pelevi

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook alle tags voor André Gide op dit blog.

Uit: Si le grain ne meur

“Roger Martin du Gard, à qui je donne à lire ces Mémoires leur reproche de ne jamais dire assez et de laisser le lecteur sur sa soif. Mon intention pourtant a toujours été de tout dire. Mais il est un degré dans la confidence que l'on ne peut dépasser sans artifice, sans se forcer ; et je cherche surtout le naturel. Sans doute un besoin de mon esprit m'amène, pour tracer plus purement chaque trait, à simplifier tout à l'excès ; on ne dessine pas sans choisir ; mais le plus gênant c'est de devoir présenter comme successifs des états de simultanéité confuse. je suis un être de dialogue ; tout en moi combat et se contredit. Les Mémoires ne sont jamais qu'à demi sincères, si grand que soit le souci de vérité : tout est toujours plus compliqué qu'on ne le dit. Peut-être même approche-t-on de plus près la vérité dans le roman.
(…)

Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés ; l'explication qu'on en cherche après coup reste vaine. Une fatalité me menait ; peut-être aussi le secret besoin de mettre au défi ma nature ; car, en Emmanuèle, n'était-ce pas la vertu même que j'aimais ? C'était le ciel, que mon insatiable enfer épousait ; mais cet enfer je l'omettais à l'instant même : les larmes de mon deuil en avaient éteint tous les feux ; j'étais comme ébloui d'azur, et ce que je ne consentais plus à voir avait cessé pour moi d'exister. Je crus que tout entier je pouvais me donner à elle, et le fis sans réserve de rien. A quelque temps de là nous nous fiançâmes.”

 

 
André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)
Op ongeveer 20-jarige leeftijd

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22-11-13

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Suresh en Jyoti Guptara, Viktor Pelevin, Endre Ady

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook alle tags voor André Gide op dit blog.

Uit: Le journal de Tityre ou Paludes

“De ma fenêtre j’aperçois, quand je relève un peu la tête, un jardin que je n’ai pas encore bien regardé ; à droite, un bois qui perd ses feuilles ; au delà du jardin, la plaine ; à gauche un étang dont je reparlerai.
Le jardin, naguère, était planté de passeroses et d’ancolies, mais mon incurie a laissé les plantes croître à l’aventure ; à cause de l’étang voisin, les joncs et les mousses ont tout envahi ; les sentiers ont disparu sous l’herbe ; il ne reste plus, où je puisse marcher, que la grande allée qui mène de ma chambre à la plaine, et que j’ai prise un jour lorsque je fus me promener. Au soir, les bêtes du bois la traversent pour aller boire l’eau de l’étang; à cause du crépuscule, je ne distingue que des formes grises, et comme ensuite la nuit est close, je ne les vois jamais remonter.
– Moi, ça m’aurait fait peur, dit Angèle ; – mais continuez, – c’est très bien écrit. »
J’étais très contracté par l’effort de cette lecture :
« Oh ! c’est à peu près tout, lui dis-je ; le reste n’est pas achevé.
– Des notes, s’écria-t-elle – ô lisez-les ! c’est le plus amusant ; on y voit ce que l’auteur veut dire bien mieux qu’il ne l’écrira dans la suite. »
Alors je continuai – déçu d’avance et, tant pis, tâchant de donner à ces phrases une apparence inachevée :
Des fenêtres de sa tour, Tityre peut pêcher à la ligne… – « Encore une fois ce ne sont là que des notes…
– Allez donc !
– Attentes mornes du poisson ; insuffisance des amorces, multiplication des lignes (symbole) – par nécessité il ne peut rien prendre.
– Pourquoi ça ?
– Pour la vérité du symbole.“


André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)
Gide: Detail uit “A Reading by Emile Verhaeren” door Theo van Rysselberghe, (1901)

 

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22-11-12

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Suresh en Jyoti Guptara

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook alle tags voor André Gide op dit blog.

 

Uit: Les Faux-monnayeurs

 

“- Je suis heureux que vous n'ayez pas signé. Mais, ce qui vous a retenu ?
- Sans doute quelque secret instinct... Bernard réfléchit quelques instants, puis ajouta en riant : - Je crois que c'est surtout la tête des adhérents ; à commencer par celle de mon frère aîné, que j'ai reconnu dans l'assemblée. Il m'a paru que tous ces jeunes gens étaient animés par les meilleurs sentiments du monde et qu'ils faisaient fort bien d'abdiquer leur initiative, car elle ne les eût pas menés loin, leur jugeote, car elle était insuffisante, et leur dépendance d'esprit, car elle eût été vite aux abois. Je me suis dit également qu'il était bon pour le pays qu'on pût compter parmi les citoyens un grand nombre de ces bonnes volontés ancillaires(1) ; mais que ma volonté à moi ne serait jamais de celles-là. C'est alors que je me suis demandé comment établir une règle, puisque je n'acceptais pas de vivre sans règle, et que cette règle je ne l'acceptais pas d'autrui.
- La réponse me paraît simple : c'est de trouver cette règle en soi-même ; d'avoir pour but le développement de soi.
- Oui..., c'est bien là ce que je me suis dit. Mais je n'en ai pas été plus avancé pour cela. Si encore j'étais certain de préférer en moi le meilleur, je lui donnerais le pas sur le reste. Mais je ne parviens pas même à connaître ce que j'ai de meilleur en moi... J'ai débattu toute la nuit, vous dis-je. Vers le matin, j'étais si fatigué que je songeais à devancer l'appel de ma classe(2) ; à m'engager.
- Echapper à la question n'est pas la résoudre.
- C'est ce que je me suis dit, et cette question, pour être ajournée , ne se poserait à moi que plus gravement après mon service. Alors je suis venu vous trouver pour écouter votre conseil.
- Je n'ai pas à vous en donner. Vous ne pouvez trouver ce conseil qu'en vous-même, ni apprendre comment vous devez vivre, qu'en vivant.
- Et si je vis mal, en attendant d'avoir décidé comment vivre ?
- Ceci même vous instruira. Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant.”

 

 

André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

André Gide en Jean Paul Sartre (links), Cabris 1950

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22-11-11

André Gide, George Eliot, Viktor Pelevin, Suresh en Jyoti Guptara

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook alle tags voor André Gide op dit blog.

 

Uit: Les Faux-monnayeurs

 

„- Je suis heureux que vous n'ayez pas signé. Mais, ce qui vous a retenu ?
- Sans doute quelque secret instinct... Bernard réfléchit quelques instants, puis ajouta en riant : - Je crois que c'est surtout la tête des adhérents ; à commencer par celle de mon frère aîné, que j'ai reconnu dans l'assemblée. Il m'a paru que tous ces jeunes gens étaient animés par les meilleurs sentiments du monde et qu'ils faisaient fort bien d'abdiquer leur initiative, car elle ne les eût pas menés loin, leur jugeote, car elle était insuffisante, et leur dépendance d'esprit, car elle eût été vite aux abois. Je me suis dit également qu'il était bon pour le pays qu'on pût compter parmi les citoyens un grand nombre de ces bonnes volontés ancillaires(1) ; mais que ma volonté à moi ne serait jamais de celles-là. C'est alors que je me suis demandé comment établir une règle, puisque je n'acceptais pas de vivre sans règle, et que cette règle je ne l'acceptais pas d'autrui.
- La réponse me paraît simple : c'est de trouver cette règle en soi-même ; d'avoir pour but le développement de soi.
- Oui..., c'est bien là ce que je me suis dit. Mais je n'en ai pas été plus avancé pour cela. Si encore j'étais certain de préférer en moi le meilleur, je lui donnerais le pas sur le reste. Mais je ne parviens pas même à connaître ce que j'ai de meilleur en moi... J'ai débattu toute la nuit, vous dis-je. Vers le matin, j'étais si fatigué que je songeais à devancer l'appel de ma classe(2) ; à m'engager.
- Echapper à la question n'est pas la résoudre.
- C'est ce que je me suis dit, et cette question, pour être ajournée , ne se poserait à moi que plus gravement après mon service. Alors je suis venu vous trouver pour écouter votre conseil.
- Je n'ai pas à vous en donner. Vous ne pouvez trouver ce conseil qu'en vous-même, ni apprendre comment vous devez vivre, qu'en vivant.“

 

 

André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

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22-11-10

André Gide, George Eliot, Viktor Pelevin, Suresh en Jyoti Guptara

 

De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook mijn blog van 22 november 2006 en ook mijn blog van 22 november 2007 en ook mijn blog van 22 november 2008 en ook mijn blog van 22 november 2009.

 

Uit: La symphonie pastorale

 

Mais je crois inutile de noter ici tous les échelons premiers de cette instruction qui, sans doute, se retrouvent dans l’instruction de tous les aveugles. C’est ainsi que, pour chacun d’eux, je pense, la question des couleurs a plongé chaque maître dans un même embarras. (Et à ce sujet je fus appelé à remarquer qu’il n’est nulle part question de couleurs dans l’Évangile.) Je ne sais comment s’y sont pris les autres ; pour ma part je commençai par lui nommer les couleurs du prisme dans l’ordre où l’arc-en-ciel nous les présente ; mais aussitôt s’établit une confusion dans son esprit entre couleur et clarté ; et je me rendais compte que son imagination ne parvenait à faire aucune distinction entre la qualité de la nuance et ce que les peintres appellent, je crois, « la valeur ». Elle avait le plus grand mal à comprendre que chaque couleur à son tour pût être plus ou moins foncée, et qu’elles pussent à l’infini se mélanger entre elles. Rien ne l’intriguait davantage et elle revenait sans cesse là-dessus.
Cependant il me fut donné de l’emmener à Neuchâtel où je pus lui faire entendre un concert. Le rôle de chaque instrument dans la symphonie me permit de revenir sur cette question des couleurs. Je fis remarquer à Gertrude les sonorités différentes des cuivres, des instruments à cordes et des bois, et que chacun d’eux à sa manière est susceptible d’offrir, avec plus ou moins d’intensité, toute l’échelle des sons, des plus graves aux plus aigus. Je l’invitai à se représenter de même, dans la nature, les colorations rouges et orangées analogues aux sonorités des cors et des trombones, les jaunes et les verts à celles des violons, des violoncelles et des basses ; les violets et les bleus rappelés ici par les flûtes, les clarinettes et les hautbois. Une sorte de ravissement intérieur vint dès lors remplacer ses doutes :
– Que cela doit être beau ! répétait-elle.
Puis, tout à coup :
– Mais alors : le blanc ? Je ne comprends plus à quoi ressemble le blanc...
Et il m’apparut aussitôt combien ma comparaison était précaire. – Le blanc, essayai-je pourtant de lui dire, est la limite aiguë où tous les tons se confondent, comme le noir en est la limite sombre. – Mais ceci ne me satisfit pas plus qu’elle, qui me fit aussitôt remarquer que les bois, les cuivres et les violons restent distincts les uns des autres dans le plus grave aussi bien que dans le plus aigu. Que de fois, comme alors, je dus demeurer d’abord silencieux, perplexe et cherchant à quelle comparaison je pourrais faire appel.”

 

 

 

 

André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

Portret door Jacques Emile Blanche, 1912

 

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22-11-09

André Gide, George Eliot, Dirk van Weelden, Viktor Pelevin, Suresh en Jyoti Guptara, William Kotzwinkle, Endre Ady, George Robert Gissing, Elisabeth Maria Post


De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook mijn blog van 22 november 2006 en ook mijn blog van 22 november 2007 en ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: Les Faux-monnayeurs

 

« - Depuis quelque temps, des pièces de fausse monnaie circulent.J'en suis averti. Je n'ai pas encore réussi à découvrir leur provenance. Mais je sais que le jeune Georges - tout naïvement je veux le croire - est un de ceux qui s'en servent et les mettent en circulation. Ils sont quelques-uns, de l'âge de votre neveu, qui se prêtent à ce honteux trafic. Je ne mets pas en doute qu'on n'abuse de leur innocence et que ces enfants sans discernement ne jouent le rôle de dupes entre les mains de quelques coupables aînés. »

(…)

 

Mais, à présent, voici ce que je voudrais savoir: pour se diriger dans la vie, est-il nécessaire de fixer les yeux sur un but?
– Expliquez-vous.
– J'ai débattu cela toute la nuit. À quoi faire servir cette force que je sens en moi ? Comment tirer le meilleur parti de moi-même? Est-ce en me dirigeant vers un but? Mais ce but, comment le choisir ? Comment le connaître, aussi longtemps qu'il n'est pas atteint ?
– Vivre sans but, c'est laisser disposer de soi l'aventure.
– Je crains que vous ne me compreniez pas bien. Quand Colomb découvrit l'Amérique, savait-il vers quoi il voguait? Son but était d'aller devant, tout droit. Son but, c'était lui, et qui le projetait devant lui-même...
– J'ai souvent pensé, interrompit Édouard, qu'en art, et en littérature en particulier, ceux-là seuls
comptent qui se lancent vers l'inconnu. On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à
perdre de vue, d'abord et longtemps, tout rivage. Mais nos écrivains craignent le large; ce
ne sont que des côtoyeurs.
– Hier, en sortant de mon examen, continua Bernard sans l'entendre, je suis entré, je ne sais
quel démon me poussant, dans une salle où se tenait une réunion publique. Il y était question
d'honneur national, de dévouement à la patrie, d'un tas de choses qui me faisaient battre le
coeur. Il s'en est fallu de bien peu que je ne signe certain papier, où je m'engageais, sur
l'honneur, à consacrer mon activité au service d'une cause qui certainement m'apparaissait
belle et noble.

 

 

 

 

Gide
André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

 

 

 

 

 

De Engelse schrijfster George Eliot werd geboren op 22 november 1819 in Nuneaton in Warwickshire. Zie ook mijn blog van 22 november 2006 en ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: Silas Marner

 

In the days when the spinning-wheels hummed busily in the farmhouses--and even great ladies, clothed in silk and thread-lace, had their toy spinning-wheels of polished oak--there might be seen in

districts far away among the lanes, or deep in the bosom of the hills, certain pallid undersized men, who, by the side of the brawny country-folk, looked like the remnants of a disinherited race.  The shepherd's dog barked fiercely when one of these alien-looking men appeared on the upland, dark against the early winter sunset; for what dog likes a figure bent under a heavy bag?--and these pale men rarely stirred abroad without that mysterious burden.  The shepherd himself, though he had good reason to believe that the bag held nothing but flaxen thread, or else the long rolls of strong linen spun from that thread, was not quite sure that this trade of weaving, indispensable though it was, could be carried on entirely without the help of the Evil One.  In that far-off time superstition clung easily round every person or thing that was at all unwonted, or even intermittent and occasional merely, like the visits of the pedlar or the knife-grinder.

No one knew where wandering men had their homes or their origin; and how was a man to be explained unless you at least knew somebody who knew his father and mother? To the peasants of old times, the world outside their own direct experience was a region of vagueness and mystery: to their untravelled thought a state of wandering was a conception as dim as the winter life of the swallows that came back with the spring; and even a settler, if he came from distant parts, hardly ever ceased to be viewed with a remnant of distrust, which would have prevented any surprise if a long course of inoffensive conduct on his part had ended in the commission of a crime; especially if he had

any reputation for knowledge, or showed any skill in handicraft.  All cleverness, whether in the rapid use of that difficult instrument the tongue, or in some other art unfamiliar to villagers, was in itself suspicious: honest folk, born and bred in a visible manner, were mostly not overwise or clever--at least, not beyond such a matter as knowing the signs of the weather; and the process by which rapidity and dexterity of any kind were acquired was so wholly hidden, that they partook of the nature of conjuring.  In this way it came to pass that those scattered linen-weavers--emigrants from the town into the country--were to the last regarded as aliens by their rustic neighbours, and usually contracted the eccentric habits which belong to a state of loneliness.

 

 

 

 

Eliott
George Eliot (22 november 1819 – 22 december 1880)

Standbeeld in Nuneaton

 

 

 

De Nederlandse schrijver Dirk van Weelden werd geboren in Zeist op 22 november 1957. Van Weelden groeide op in Alkmaar, waar hij het gymnasium doorliep. Hij studeerde in de jaren 70 en 80 filosofie aan de Rijksuniversiteit Groningen. Na zijn afstuderen in 1983 trok hij naar Amsterdam. Hij publiceerde in deze periode in verschillende tijdschriften en werkte als schrijver samen met beeldend kunstenaars. Met Martin Bril, die hij tijdens zijn studententijd in Groningen had leren kennen, vormde hij een schrijversduo. In 1987 debuteerden ze met Arbeidsvitaminen. Het ABC van Bril & Van Weelden. De roman Tegenwoordigheid van geest uit 1989 was zijn solodebuut. Voor Mobilhome uit 1991 ontving Van Weelden in 1992 de Multatuliprijs. In 1999 ontving hij de Frans Kellendonkprijs. Van Weelden was vanaf 1991 redacteur van het kunsttijdschrift Mediamatic. Sinds 1999 maakt hij deel uit van de redactie van het literaire tijdschrift De Gids. Van Weelden is prominent lid van de Nederlandse Academie voor ’Patafysica.

 

Uit: De wereld van 609

 

“TWAALF UUR/WIMPERSLAG

Twaalf uur (door heel de stad slaan minutenlang klokken, pendules en carillons) en de Amstel glinstert in het winterlicht. De middag vertrekt van nul. Loop maar naar het raam, kijk naar links, langs de kale bomen waar de Herengracht onder de brug met de Amstel samenvloeit. Zie je hoe de rivier witte stekels opzet in de wind? Lekker stug water, waarover de rondvaartboten stoer voorwaarts schouderen. Vanachter het raam op de tweede verdieping van dit stadspaleis is de winterdag een schouwspel. Een constante stroom lucht, licht, regen, vuilgrijze wolken en over vijf uur alweer

duisternis. Een carrousel van onverstoorbare omstandigheden.

De enige goden die aanspraak op eeuwigheid kunnen maken (en dan nog maar de beperkt houdbare eeuwigheid van de planeet aarde) zijn de weergoden. De atmosfeer, kolkend en stromend, is het langstlevende wezen op onze planeet. Eerst was het een heksenketel van giftige oersoep, vulkaanstof

en methaangas. Jarenlange onweersstormen geselden varens, kakkerlakken en dinosaurussen. Waterapen, homo habilis, neanderthalers en cro magnons inhaleerden allemaal met hetzelfde plezier een lentebries en herkenden de zwartblauwe wolken die een donderbui aankondigen, net als wij.

Het miezerde op de Babylonische beschaving. De Grieken tobden met tocht. De Hunnen hadden tegenwind. Ro meinen onderschatten de dooi en zakten door het ijs. Over de hele wereld gaan al duizenden jaren schepen naar de kelder als het stormt. Oogsten verregenen. Kuddes ver dorsten.

Veldtochten lopen vast in regen, modder en sneeuw. Keizers en bedelaars krijgen zonder onderscheid des persoons stof, wind, regen, hagel en bliksem om de oren. Er zullen altijd mensen zijn die denken dat ze met bepaalde liederen, danspassen of kinderoffers het gewenste weer kunnen bestellen.

Maar een betrouwbare methode is het niet.”

 

 

 

dirkvanweelden
Dirk van Weelden (Zeist, 22 november 1957)

 

 

 

 

 

De Russische schrijver Viktor Pelevin werd geboren op 22 november 1962 in Moskou. Zie ook mijn blog van 22 november 2006 en ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: The Helmet of Horror (De helm der verschrikking)

 

„The foundation of this mind-set on progress is not faith, as happens with traditional cults, but the absence of it. However, the funny thing is that the concept of progress has been around for so long that now it has all the qualities of a myth. It is a traditional story that pretends to explain all natural and social phenomena. It is also a belief that is widespread and false.
Progress has brought us into these variously shaped and sized cubicles with glowing screens. But if we start to analyse this high-end glow in terms of content and structure, we will sooner or later recognise the starting point of the journey — the original myth. It might have acquired a new form, but it hasn’t changed in essence. We can argue about whether we were ceaselessly borne back into the past or relentlessly pushed forward into the future, but in fact we never moved anywhere at all.
And even this recognition is a traditional story now. A long time ago Jorge Luis Borges wrote that there are only four stories that are told and re-told: the siege of the city, the return home, the quest, and the (self-) sacrifice of God. It is notable that the same story could be placed into different categories by different viewers: what is a quest/return home for Theseus is a brutal God’s sacrifice for Minotaur. Maybe there are more than just ‘four cycles’, as Borges called them, but their number is definitely finite and they are all known. We will invent nothing new. Why?
This is where we come to the third possible defini­tion of a myth. If a mind is like a computer, perhaps myths are its shell programs: sets of rules that we follow in our world processing, mental matrices we project onto complex events to endow them with meaning. People who work in computer programming say that to write code you have to be young. It seems that the same rule applies to the cultural code. Our programs were written when the human race was young — at a stage so remote and obscure that we don’t understand the programming language any more. Or, even worse, we understand it in so many different ways and on so many levels that the question ‘what does it mean?’ simply loses sense.
Why does the Minotaur have a bull’s head? What does he think and how? Is his mind a function of his body or is his body an image in his mind? Is Theseus inside the Labyrinth? Or is the Labyrinth inside Theseus? Both? Neither?“

 

 

 

 

pelevin

Viktor Pelevin (Moskou, 22 november 1962)

 

 

 

 

De Brits-Indische schrijverstweeling Suresh and Jyoti Guptara werd geboren op 22 november 1988 in Frimley, Hants in het zuidoosten van Engeland. Zie ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: Calaspia. Die Verschwörung (Vertaald door Frank Böhmert)

 

"Bryn wartete, bis sich leise die Tür öffnete und Flüstern zu hören war. Die Abenteuerlust und die Angst der beiden, erwischt zu werden, waberten zu ihm herüber wie leichte Küchendüfte … langsam drückte er die Klinke und öffnete die Tür einen Spalt. Telseara und Dordios verschwanden gerade um die Ecke. Rasch schlüpfte Bryn hinaus und schloss leise hinter sich die Tür. Als er an der Ecke ankam, verschwanden die beiden erneut, diesmal eine Treppe hinauf. Verstohlen eilte er ihnen nach.
Gerade noch rechtzeitig, dachte er und behielt einen kleinen Sicherheitsabstand bei. Nachts wurden die Flure des Regere Mansionums durch weiche, flammenlose Lampen beleuchtet, gerade hell genug, um sich zu orientieren. Geräuschlos bewegten sich die Geschwister an Zimmern vorbei und über Korridore. Ab und zu blieben sie stehen und lauschten, dann schlichen sie weiter. Einmal warf Dordios über die Schulter einen Blick nach hinten, und Bryn befürchtete schon, dass er zu sehen gewesen war, als die beiden Barue scharf abbogen und in einem Stoffwirbel verschwanden. Bryn war völlig perplex, behielt seinen Blick aber auf dieselbe Stelle gerichtet. Als er dort ankam und sich in die Richtung wandte, in der sie verschwunden waren, sah er nichts als einen Bildteppich vor sich.
Diese raffinierten kleinen Gauner, dachte er und schob den Wandbehang beiseite. Wie er es sich gedacht hatte: Dahinter befand sich eine Öffnung von etwa einem Meter Durchmesser. Es war stockfinster darin, und ihm war nicht ganz wohl bei dem Gedanken, ihnen zu folgen, doch am Ende siegte die Neugierde. Er konnte nur staunen, wie gut Telseara und Dordios diesen Bau inzwischen kannten. Auf diese Weise kamen sie also immer so schnell ungesehen vom einen Teil des Gebäudes in den anderen. Bryn kroch in das Loch und tastete sich einen Gang entlang. Er war rund und stabil, und die Steine fügten sich so sauber ineinander, dass der Tunnel eigentlich schon vom Erbauer des Regere Mansionums angelegt worden sein musste. Wo er wohl hinführte? Es ging stetig aufwärts. Telseara und Dordios vor ihm waren weder zu hören oder zu sehen noch zu spüren, aber sie konnten nicht weit weg sein.

Nach einer Weile endete der Tunnel, vorn war abgeblendetes Licht zu erkennen. Bryn eilte dorthin und ertastete einen dicken Wandteppich, schob ihn zur Seite. Hoffentlich kam er nicht zu spät. Er wollte sie nicht länger als nötig ungesehen lassen. Er blickte sich rasch um und erkannte, wo er sich befand. Dies war das Stockwerk über dem Küchentrakt. Wenn er die Flure bis ganz ans Ende ging und dann die Treppe hinunter, kam er in die Haupthalle. Jetzt war er sich ziemlich sicher, wo die Barue hinwollten: in die Speisekammer. Das erboste ihn ziemlich. Sie wurden wie Ehrengäste behandelt (zumindest vom Personal und von Seiten des Imperators, wenn schon nicht von den übrigen Politikern), und trotzdem zogen die beiden jüngsten Mitglieder ihrer Gruppe los, um noch mehr zu stehlen, als sie ohnehin schon an großartigen Speisen bekamen.

 

 

 

 

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Suresh en Jyoti Guptara (Frimley, 22 november 1988)

 

 

 

 

 

De Hongaarse dichter Endre Ady werd geboren op 22 november 1877 in het huidige Adyfalva. Zie ook mijn blog van 22 november 2008.

 

 

 

Longing for Love

 

Neither the issue nor the sire,
neither fulfilment nor desire
am I for anyone,
am I for anyone.

 

I am as all men, the sunless sea,
the alien thule, mystery,
a fleeing wisp of light,
a fleeing wisp of light.

 

But I must look for friends and brothers;
I want to show myself to others
that seeing they will see,
that seeing they will see.

 

For this my lyric masochism;
I long to close the gaping schism,
and thus belong somewhere,
and thus belong somewhere.

 

 

 

 

The Magyar Fallow

 

I walk on meadows run to weed,
on fields of burdock and mallow.
I know this rank and ancient ground -
this is the Magyar fallow.

 

I bow down to the sacred soil;
this virgin ground is gnawed I fear.
You skyward groping seedy weeds,
are there no flowers here?

 

While I look at the slumbering earth,
the twisting vines encircle me,
and scent of long dead flowers steep
my senses amorously.

 

Silence. I am dragged down and roofed
and lulled in burdock and in mallow.
A mocking wind goes whisking by
above the mighty fallow.

 

 

 

 

 

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Endre Ady (22 november 1877 – 27 januari 1919)

 

 

 

 

 

De Amerikaanse schrijver William Kotzwinkle werd geboren op 22 november 1943 in Scranton, Pennsylvania. Zie ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: Dr. Ratte

 

"In der Kolonie bin ich als Dr. Ratte bekannt. Und da ich diesem Labor schon so lange angehöre und ein so gründliches Studium absolviert habe, ist es nur recht und billig, dass ich ein anderes Unterscheidungsmerkmal besitze als bloß eine Tätowierung im Ohr, ein Zeichen, das auch alle anderen Ratten haben. Einige haben Tätowierungen und keilförmige Einschnitte im Ohr. Manche haben sogar drei oder vier Kerben im Ohr, aber das heißt nur, das man ihnen die Leber entfernt hat (eine Kerbe), Leber und Hypophyse entfernt hat (zwei Kerben), Leber, Hypophyse und Epiphyse entfernt hat (drei Kerben) und so weiter. Und wenn sie einem das Herz entfernt haben, sind keine weiteren Kerben mehr nötig, haha!

Dann legen sie bloß noch deine Knochen ein, legen sie deine Knochen ein.

Aber so langsam finde ich den Geruch von Formalin angenehm - eine 5 %-Lösung reicht aus, alle weichen Teile eines Rattenkörpers abzulösen. Ja, der Geruch ist meiner Nase angenehm, weil ich weiß, die Knochen sind nicht meine.

Von meinem Podium hier im Labyrinth aus kann ich den ganzen Vorgang überbicken - eine tote Ratte wird soeben in Formalin getaucht. Bald fallen alle weichen Teile ihres Körpers von ihr ab Dann genügt eine einfache Lösung aus Natriumcarbonat, Chlorkalk und Wasser, um alle noch hängengebliebenen Muskel- und Fettreste zu entfernen. Die Kosten sind nicht hoch. Für die betreffende Ratte sind die Kosten natürlich tödlich, aber was kümmert sie das, sie ist frei!

Tod heißt Freiheit, so lautet meine Devise. Ich tue für meine Mitratten, was ich kann: ich gebe ihnen meinen besten Rat. Denn wenn alles gesagt und getan ist, heißt die End-Lösung (5% Formalin) Tod, und Tod heißt Freiheit.“

 

 

 

 

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William Kotzwinkle (Scranton 22 november 1943)

 

 

 

 

De Engelse schrijver George Robert Gissing werd geboren op 22 november 1857 in Wakefield, Yorkshire. Zie ook mijn blog van 22 november 2008.

 

Uit: By The Ionian Sea (From Naples)

 

This is the third day of sirocco, heavy-clouded, sunless. All the colour has gone out of Naples; the streets are dusty and stifling. I long for the mountains and the sea.

To-morrow I shall leave by the Messina boat, which calls at Paola. It is now more than a twelve-month since I began to think of Paola, and an image of the place has grown in my mind. I picture a little marina; a yellowish little town just above; and behind, rising grandly, the long range of mountains which guard the shore of Calabria. Paola has no special interest that I know of, but it is the nearest point on the coast to Cosenza, which has interest in abundance; by landing here I make a modestly adventurous beginning of my ramble in the South. At Paola foreigners are rare; one may count upon new impressions, and the journey over the hills will be delightful.

Were I to lend ear to the people with whom I am staying, here in the Chiatamone, I should either abandon my project altogether or set forth with dire misgivings. They are Neapolitans of the better class; that is to say, they have known losses, and talk of their former happiness, when they lived on the Chiaia and had everything handsome about them. The head of the family strikes me as a typical figure; he is an elderly man, with a fine head, a dignified presence, and a coldly courteous demeanour. By preference he speaks French, and his favourite subject is Paris. One observes in him something like disdain for his own country, which in his mind is associated only with falling fortunes and loss of self-respect. The cordial Italian note never sounds in his talk. The signora (also a little ashamed of her own language) excites herself about taxation -- as well she may -- and dwells with doleful vivacity on family troubles. Both are astonished at my eccentricity and hardiness in undertaking a solitary journey through the wild South. Their geographical notions are vague; they have barely heard of Cosenza or of Cotrone, and of Paola not at all; it would as soon occur to them to set out for Morocco as for Calabria. How shall I get along with people whose language is a barbarous dialect? Am I aware that the country is in great part pestilential? -- la febbre! Has no one informed me that in autumn snows descend, and bury everything for months? It is useless to explain that I only intend to visit places easily accessible, that I shall travel mostly by railway, and that if disagreeable weather sets in I shall quickly return northwards. They look at me dubiously, and ask themselves (I am sure) whether I have not some more tangible motive than a lover of classical antiquity. It ends with a compliment to the enterprising spirit of the English race.

I have purchases to make, business to settle, and I must go hither and thither about the town. Sirocco, of course, dusks everything to cheerless grey, but under any sky it is dispiriting to note the changes in Naples. Lo sventramento (the disembowelling) goes on, and regions are transformed. It is a good thing, I suppose, that the broad Corso Umberto I. should cut a way through the old Pendino; but what a contrast between that native picturesqueness and the cosmopolitan vulgarity which has usurped its place! "Napoli se ne va!" I pass the Santa Lucia with downcast eyes, my memories of ten years ago striving against the dulness of to-day.“

 

 

 

 

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George Robert Gissing (22 november 1857 – 28 december 1903)

 

 

 

 

De Nederlands dichteres en schrijfster Elisabeth Maria Post werd geboren in Utrecht op 22 november 1755. Zie ook mijn blog van 22 november 2006.en ook mijn blog van 22 november 2008.

 

 

Aan mijne vrienden in Gelderland (Fragment)

 

Hoe wonder valt des menschen lod!

 Men woelt, men zorgt en slooft, om naar zijn' zin te leeven;

 Men kiest, men wederkiest, en wordt,

 Door een onzichtbre hand, in al zijn doen gedreven.

 

 'k Gevoel dit sterk op 't roerend stond,

 Terwijl mijn traanen langs betrokken wangen vloejen,

 Daar ik mijn laatst vaarwel u geef,

 Mijn vrienden! die mijn hart door gulle trouw kost boejen.

 

 Dacht ge ooit dat ik, op Gelderland

 Verliefd, en juist geplaatst in een der schoonste streeken,

 Voor Holland, en een pastorie

 Zoo schuw, om deeze ruil dit oord zou zijn ontweeken?

 Gij ziet het toch - en kent den man,

 Den eenigen om wien ik zoo veel kan verliezen;

 Zijn liefde drong mij zacht; ik zou

 Ook 't minst bewoond gewest, des noods, om hem verkiezen.

 

 De liefde is sterker dan de dood,

 Veel ligter kan zij dan een andren trek versmooren;

 Door haar zeg ik mijn lief verblijf,

 Bedaard, vaarwel, met al wat daar mij kon bekooren.

 

 Bedaard, maar toch niet blij;

 'k Gevoel de wisseling der ondermaansche dingen;

 Mijn korte vreugd, onzeker lot,

 En al de moeilijkheên die mijn geluk omringen.

 

 'k Herdenk nog, hoe ik menigmaal

 Hier 't schoone der Natuur heb aan uw zij genoten;

 'k Zie nu dit alles als voorbij,

 En voordan mij geheel uit uwen kring gesloten.

 

 Zal ik dit oord nog wederzien?

 Zal ik, gelukkig, u dan ook zoo vrolijk vinden?

 Of zoek ik dan, welligt vergeefs

 Helaas naar deeze of die van u, mijn beste vrinden,

 Weg treurig denkbeeld! ach! hoe zwaar

 Maakt gij mij 't scheiden! neen!..Gods gunst moge u bewaaken!

 Vaart allen wel! vergeet mij nooit!

 Hebt dank voor al het goed, dat mij uw trouw deed smaaken.

 

 

 

 

Post
Elisabeth Maria Post (22 november 1755 - 3 juli 1812)

 

22-11-08

André Gide, George Eliot, Viktor Pelevin, Suresh en Jyoti Guptara, William Kotzwinkle, Endre Ady, George Robert Gissing, Elisabeth Maria Post


De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook mijn blog van 22 november 2006 en ook mijn blog van 22 november 2007.

 

Uit: Corydon

 

„« Comprenez-moi : l’homosexualité, tout comme l’hétérosexualité, comporte tous les degrés, toutes les nuances : du platonisme à la salacité, de l’abnégation au sadisme, de la santé joyeuse à la morosité, de la simple expansion à tous les raffinements du vice. L’inversion n’en est qu’une annexe. De plus tous les intermédiaires existent entre l’exclusive homosexualité et l’hétérosexualité exclusive. Mais, d’ordinaire, il s’agit bonnement d’opposer à l’amour normal un amour réputé contre nature - et, pour la commodité, on met toute la joie, toute la passion noble ou tragique, toute la beauté du geste et de l’esprit d’un côté ; de l’autre, je ne sais quel rebut fangeux de l’amour... »

(...)

 « Ne vous êtes-vous pas avisé qu’elles agissent aussi bien dans l’autre sens ? Souvenez-vous du mot profond de La Rochefoucauld : Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient jamais entendu parler de l’amour. - Songez que, dans notre société, dans nos moeurs, tout prédestine un sexe à l’autre ; tout enseigne l’hétérosexualité, tout y invite, tout y provoque, théâtre, livre, journal, exemple affiché des aînés, parade des salons, de la rue. Si l’on ne devient pas amoureux avec tout ça, c’est qu’on a été mal élevé, s’écrit plaisamment Dumas fils dans la préface de la Question d’Argent.

Quoi ! si l’adolescent cède enfin à tant de complicité ambiante, vous ne voulez pas supposer que le conseil ait pu guider son choix, la pression incliner, dans le sens prescrit, son désir !

Mais si, malgré conseils, invitations, provocations de toutes sortes, c’est le penchant homosexuel qu’il manifeste, aussitôt vous incriminez telle lecture, telle influence ; (et vous raisonnez de même pour un pays entier, pour un peuple) ; c’est un goût acquis, affirmez-vous ; on le lui a appris, c’est sûr ; vous n’admettez pas qu’il ait pu l’inventer tout seul. »

 

 

 

Gide
André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

 

 

 

 

 

 

De Engelse schrijfster George Eliot werd geboren op 22 november 1819 in Nuneaton in Warwickshire.

Zie ook mijn blog van 22 november 2006.

 

Uit: Middlemarch

 

“WHO that cares much to know the history of man, and how the mysterious mixture behaves under the varying experiments of Time, has not dwelt, at least briefly, on the life of Saint Theresa,' has not smiled with some gentleness at the thought of the little girl walking forth one morning hand - in - hand with her still smaller brother, to go and seek martyrdom in the country of the Moors? Out they toddled from rugged Avila, wide - eyed and helpless - looking as two fawns, but with human hearts, already beating to a national idea; until domestic reality met them in the shape of uncles, and turned them back from their great resolve. That child - pilgrimage was a fit beginning. Theresa's passionate, ideal nature demanded an epic life: what were many - volumed romances of chivalry and the social conquests of a brilliant girl to her. Her flame quickly burned up that light fuel; and, fed from within, soared after some illimitable satisfaction, some object which would never justify weariness, which would reconcile self - despair with the rapturous consciousness of life beyond self. She found her epos in the reform of a religious order.

That Spanish woman who lived three hundred years ago was certainly not the last of her kind. Many Theresas have been born who found for themselves no epic life wherein there was a constant unfolding of far - resonant action; perhaps only a life of mistakes, the offspring of a certain spiritual grandeur ill - matched with the meanness of opportunity; perhaps a tragic failure which found no sacred poet and sank unwept into oblivion. With dim lights and tangled circumstance they tried to shape their thought and deed in noble agreement; but after all, to common eyes their struggles seemed mere inconsistency and formlessness; for these later - born Theresas were helped by no coherent social faith and order which could perform the function of knowledge for the ardently willing soul. Their ardour alternated between a vague ideal and the common yearning of womanhood; so that the one was disapproved as extravagance, and the other condemned as a lapse.”

 

 

 

 

George_Eliot_Statue
George Eliot (22 november 1819 – 22 december 1880)

 

 

 

 

 

 

De Russische schrijver Viktor Pelevin werd geboren op 22 november 1962 in Moskou. Zie ook mijn blog van 22 november 2006.

 

Uit: Buddha's Little Finger (Vertaald door Andrew Bromfield)

 

„Tverskoi Boulevard was exactly as it had been when I last saw it, two years before. Once again it was February, with snowdrifts everywhere and that peculiar gloom which somehow manages to infiltrate the very daylight. The same old women were perched motionless on the benches; above them, beyond the black latticework of the branches, there was the same grey sky, like an old, worn mattress drooping down towards the earth under the weight of a sleeping God.

Some things, however, were different. This winter the avenues were scoured by a blizzard straight off the steppes, and I should not have been in the least surprised to have come face to face with a pair of wolves during the course of my walk. The bronze Pushkin seemed a little sadder than usual - no doubt because his breast was covered with a red apron bearing the inscription: 'Long Live the First Anniversary of the Revolution'. I felt not the slightest inclination for ironical comment on the fact that the cheers were intended for an event which could not by definition last longer than a single day - just recently I had been afforded more than ample opportunity to glimpse the demonic face concealed behind such lapidary absurdities inscribed on red.

It was beginning to get dark, but I could still make out Strastnoi Monastery through the snowy haze. On the square in front of it were two open trucks, their tall side walls tightly strung with bright scarlet material; there was a crowd jostling around them and the orator's voice carried to where I stood. I could scarcely make out anything of what he said, but the general meaning was clear enough from his intonation and the machine-gun rattle of the 'r' in the words 'proletariat' and 'terror'. Two drunken soldiers walked past me, the bayonets on their rifles swaying behind their shoulders. They were hurrying towards the square, but one of them fixed his brazen gaze on me, slowed his pace and opened his mouth as though about to say something; fortunately - for him and for me - his companion tugged him by the sleeve and they walked on.“

 

 

 

 

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Viktor Pelevin (Moskou, 22 november 1962)

 

 

 

 

 

 

De Brits-Indische schrijverstweeling Suresh and Jyoti Guptara werd geboren op 22 november 1988 in Frimley, Hants in het zuidoosten van Engeland. Op zeven-jarige leeftijd verhuisden zij naar Zwitserland. Het eerste ontwerp van “Conspiracy of Calaspia”, deel 1 van de geplande Insanity Saga. voltooiden zij toen zij elf waren. Na vele herschrijvingen en correcties werd het boek in 2005 uitgegeven. Jyoti ging op zijn vijftiende al van school af om fulltime schrijver te worden. Zijn broer Suresh voltooide eerst wel de opleiding wel aan Bradfield College, alvorens zich bij hem te voegen.

 

Uit: Conspiracy of Calaspia

 

„Spray from the waterfall moistened his suntanned skin.  Sand skipped through the air, the granules sticking uncomfortably where the water had dampened him.  This rare gust of wind ruffled the Dwarf’s mane of hair and sent the golden curls dancing around his massive shoulders.

There it was again – the bellow of Nurgor war-cries.  Galar leaned further on the head of his axe, surveying the lay of the land with a myopic squint. 

‘Jevel,’ the Dwarf cursed under his breath.  He had forgotten his spectacles, yet again.  His axe, on the other hand, he didn’t even need to think about, strapped as it was to his back – unless it was in his chunky hands, like it was now. 

Galar jumped to run and stopped on one foot, poised between darting back to his hut to retrieve his spectacles, and investigating at once.  If battle were to come, it was always a compromise between looking fierce and seeing clearly.  The decision was made in an instant as the momentum of his charge conquered considerable inertia.  Then Galar was flying down the mountainside, bare feet flinging up sand like a camel.  Short, quick strides carried the warrior through the desolate terrain that was a blur to either side of him. 

Were they trees or Nurgor?  Galar had lived here for years, and yet it was impossible to judge between vegetation and monsters without his glasses.  The land had a mind of its own.  And it liked to change its mind frequently.  The Dwarf ignored the hazy blobs and kept his course, figuring that if they had been Nurgor, they would either be rushing him or fleeing by now.

The glaring sun suddenly faded for a moment, throwing the mountain range around him into gloom.  Galar had just mounted the top of a hill, and it was at this moment that he found what he was looking for.  No Nurgor were in sight, but their prey was.  Out of breath by now, and cursing for the hundredth time the climate of the land he had made his home, Galar hurried to the stranger’s side.

‘Friend!’ he called.  ‘S’alright, yer safe!’

As he approached, the figure became, in Galar’s sight, with ever more certainty, a man.

Was he dead? „

 

 

 

 

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Suresh en Jyoti Guptara (Frimley, 22 november 1988)

 

 

 

 

 

 

De Amerikaanse schrijver William Kotzwinkle werd geboren op 22 november 1943 in Scranton, Pennsylvania. Hij werd vooral bekend als schrijver van het boek bij de film “E.T.” en het vervolg erop dat op de thuisplaneet van de hoofdfiguur speelt. Kotzwinkle bezocht het Rider College en de Pennsylvania State University. Na verschillende banen begon hij met schrijven in 1958. Hij is getrouwd met de schrijfster Elizabeth Gundy.

 

Uit: Ein Bär will nach oben

 

„Der Bär saß da, umgeben von gestapelten Exemplaren seines Buches, die die Buchhandlung in Philadelphia heute zu verkaufen hoffte. Die Bücherfreunde waren zufrieden, daß er sich die Zeit nahm, seinen Namen deutlich zu schreiben und nicht flott und herablassend einen unleserlichen

Kringel hinwarf, wie ihn manche Schriftsteller auf der Titelseite ihrer Bücher hinterlassen. "Würden Sie dieses vielleicht Bob widmen ?" bat die Frau, die vor ihm stand.

"Wie schreibt man das ?" wollte der Bär wissen.

"Wie schreibt man was ?"

"Bob"

"Oh, ganz normal", lachte die Frau und sah dann, dass Jam, den Stift in Bereitschaft, wartete. "B-O-B", sagte sie leicht verwirrt.

Der Bär sprach die Buchstaben lautlos vor sich hin und schrieb B-O-B; mit seinem eigenen Namen, J-A-M, machte er es genauso. Seine Pressebetreuerin in Philadelphia war Adele Nofsacker. Adele neigte zur Hysterie, und als sie sah, wie langsam er schrieb, wusste sie, dass sie diesen Anblick nicht ertragen würde. Deshalb überredete sie ihn, nur noch mit Jam zu unterschreiben; der Bär war einverstanden, denn was Besseres als Jam gab es nicht.

Jetzt ging sie in den vorderen Teil des Ladens, wo der Geschäftsführer strahlte, weil so viele Leute zu Jams Signierstunde gekommen waren. "Er hat alle im Sturm erobert, nicht wahr? Dass er den Vizepräsidenten gerettet hat, war natürlich sehr hilfreich."

Während der Geschäftsführer mit Adele sprach, wurde ein Vorab-Exemplar der New York Times Book Review geliefert. Adele schlug rasch die Bestsellerliste auf. Hal Jams Buch stand auf Platz 1.

Adele trug die Zeitung zu Jams Tisch und breitete sie vor ihm aus. "Sie haben´s geschafft." Der Bär schaute auf die Stelle, auf die Adele zeigte, und dann hoch zu ihr.

"Sie sind die Nummer eins", strahlte sie.

"Ich bin Jam", beharrte der Bär.“

 

 

 

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William Kotzwinkle (Scranton 22 november 1943)

 

 

 

 

 

 

De Hongaarse dichter Endre Ady werd geboren op 22 november 1877 in het huidige Adyfalva.

 

 

 

Begrafenis op zee

 

 

Aan de Bretonse kust een droom.

Wij liggen slapend wit en dood

in het winters grijze zeegebied.

 

 

Er komen sterke boerenjongens

en ernstige meisjes, het haar gebonden.

Er klinkt een vroom en droevig lied.

 

 

Gezang en mist. De golven roepen.

Eerbiedig en met tranen, bloemen,

Bergen ze ons in een rode boot.

 

 

De ijzige orkaan dreunt wild.

Het water grijpt ons rode schip.

Daar gaan wij slapend, wit en dood.

 

 

 

 

 

De Dood in vlees en bloed

 

 

Mij zit de Dood in vlees en bloed,

Ik houd van hartstocht die verbleekt is,

Ik houd ervan te kussen wie

Mij alleenlaat.

 

 

Ik houd van ziekelijke rozen,

Van vrouwen wier gedroom te laat is,

Van lichte en weemoedige

Najaarsdagen.

 

 

Ik houd van ’t griezelig nodigende

Wenken van droevige avonden:

De grote, heilige Dood die zich

Speels aankondigt.

 

 

Ik houd van wie hier ver vandaan wil,

Van wie in tranen wakker werden,

En van de ijzige ochtendkou

Op de velden.

 

 

Ik houd van wie de moed moe opgeeft,

Van stille tranen, de berusting,

Waarin wijzen, zieken, dichters

Hun toevlucht zien.

 

 

Ik houd van wie ontgoocheld raakte,

Van wie gevallen zich bezeerde,

Van wie bedroefd, wanhopig is:

Van de wereld.

 

 

Mij zit de Dood in vlees en bloed,

Ik houd van hartstocht die verbleekt is,

Ik houd ervan te kussen wie

Mij alleenlaat.

 

 

 

 

Vertaald door Kees Bakker

 

 

 

 

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Endre Ady (22 november 1877 – 27 januari 1919)

 

 

 

 

 

De Engelse schrijver George Robert Gissing werd geboren op 22 november 1857 in Wakefield, Yorkshire. Gissing was een briljante student, maar nadat hij verliefd was geworden op een prostituee raakte hij aan lager wal en werd uiteindelijk door sympathisanten geholpen om naar de VS te vertrekken. Daar hield hij het hoofd boven water door voor de Chicago Tribune korte verhalen te schrijven. In 1877 keerde hij terug naar Engeland en begon hij romans te schrijven.

In romans als „Workers in the Dawn“ uit 1880 en „The Unclassed“ uit 1884 beschreef hij de catastrophale gevolgen van de sociale verhoudingen in het Victoriaanse Engeland. Zijn boel over het zuiden van Italië „By the Jonian Sea“ behoort tot de klassieke Engelse reisliteratuur.

 

Uit: Workers In The Dawn

 

Walk with me, reader, into Whitecross Street. It is Saturday night, the market-night of the poor; also the one evening in the week which the weary toilers of our great city can devote to ease and recreation in the sweet assurance of a morrow unenslaved. Let us see how they spend this "Truce of God;" our opportunities will be of the best in the district we are entering.

 

As we suddenly turn northwards out of the dim and quiet regions of Barbican, we are at first confused by the glare of lights and the hubbub of cries. Pressing through an ever-moving crowd, we find ourselves in a long and narrow street, forming, from end to end, one busy market. Besides the ordinary shops, amongst which the conspicuous fronts of the butchers' and the grocers' predominate, the street is lined along either pavement with rows of stalls and booths, each illuminated with flaring naphtha-lamps, the flames of which shoot up fiercely at each stronger gust of wind, filling the air around with a sickly odour, and throwing a weird light upon the multitudinous faces. Behind the lights stand men, women and children, each hallooing in every variety of intense key -- from the shrillest conceivable piping to a thunderous roar, which well-nigh deafens one -- the prices and the merits of their wares. The fronts of the houses, as we glance up towards the deep blackness overhead, have a decayed, filthy, often an evil, look; and here and there, on either side, is a low, yawning archway, or a passage some four feet wide, leading presumably to human habitations. Let us press through the throng to the mouth of one of these and look in, as long as the reeking odour will permit us. Straining the eyes into horrible darkness, we behold a blind alley, the unspeakable abominations of which are dimly suggested by a gas-lamp flickering at the further end. Here and there through a window glimmers a reddish light, forcing one to believe that people actually do live here; otherwise the alley is deserted, and the footstep echoes as we tread cautiously up the narrow slum.“ 

 

 

 

 

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George Robert Gissing (22 november 1857 – 28 december 1903)

 

 

 

 

 

 

De Nederlands dichteres en schrijfster Elisabeth Maria Post werd geboren in Utrecht op 22 november 1755. Zie ook mijn blog van 22 november 2006.

 

Uit: Reinhart, of natuur en godsdienst

 

„Een stevige Oostenwind, die zedert gisteren blijft aanhouden, doet onzen kapitein besluiten, om zee te kiezen. Alles is op ons schip in eene rustlooze beweeging. Met de zoo aanstonds vertrekkende boot kan ik alleenlijk eene korte, ach! eene laatste groet aan U medegeven. Als gij dezen haastig geschreeven brief leest, ben ik misschien reeds veele mijlen van een strand verwijderd, waar mijn leven begon, dat mijn eerste kindergeschrei hoorde, en dat ik met jongelingstraanen verliet: dan heeft de naam van Vaderland reeds eenen hartbreekenden klank voor mij; en ach dit had hij reeds eenige dagen: de twee weeken die wij in Texel doorbragten, waren mij zeer treurig; hoe veel duizendmalen vloog mijn ziel nog naar mijne achtergelatene vrienden terug, en toch vermogt ik niet tot hen wedertekeeren; het vaderland was mij als een vreemd gewest; ik mogt niet eenmaal op dien dierbaaren grond meer overnachten: mijne oogen staarden zig dikwerf moede op de verwarde verschieten die duin en bosch op eenen verren afstand opleverden; angstig zocht ik het plekjen daar mijne moederstad op verrees: maar de lieve torenspits was, door de afgelegenheid, voor mij onzichtbaar. Weeker geworden door 't gevoel der scheiding, scheen mijn hart al zijne zaligheid in dat plekjen gronds besloten te zien, dat ik gereed stond te verlaten; en toch liever wilde ik dit, dan langer door een hoopeloos gezicht gepijnigd te worden. Menigwerf zag ik uit naar de wolken, of de wind niet van streek veranderde; toen hij eindelijk naar het oosten draaide, klopte mijn hart van gemengde aandoeningen; en nu - nu verlaat ik mijn vaderland geheel, om op eenen anderen hoek des aardbodems een verblijf, meer voor mijn lot berekend, te zoeken. O mogten de rampen, die hier mijne ouders zoo gevoelig troffen niet met mij reizen! bid dit van den Hemel voor mij af, lieve Karel! en dan vaarwel! Het geraas en getier van het scheepsvolk neemt toe; het anker is reeds geligt; men is bezig met de zeilen optehaalen; ik kan niets meer dan u nog eenmaal teder groeten, misschien is het voor eeuwig. Goeden nacht onvergelijkelijke vriend, vriend van mijn hart! troost mijne moeder, geef haar dezen brief. Kusch uwe Charlotte vaarwel voor mij, en - al hoordet gij ook nimmer weêr van mij, vergeet den jongen reiziger, vergeet uwen Reinhart nooit.“

 

 

 

 

 

Post
Elisabeth Maria Post (22 november 1755 - 3 juli 1812)

 

 

22-11-07

André Gide, George Eliot, Endre Ady, Viktor Pelevin, Elisabeth Maria Post


De Franse schrijver André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Zie ook mijn blog van 22 november 2006.

 

Uit:  Nourritures terrestres

 

" Nathanaël, à présent, jette mon livre. Emancipe-t’en. Quitte-moi ; maintenant tu m’importunes ; tu me retiens ; l’amour que je me suis surfait pour toi m’occupe trop. Je suis las de feindre d’éduquer quelqu’un. Quand ai-je dit que je te voulais pareil à moi ? C’est parce que tu diffères de moi que je t’aime ; je n’aime en toi que ce qui diffère de moi. Eduquer ! Qui donc éduquerais-je, que moi-même ? Nathanaël, te le dirai-je ? Je me suis interminablement éduqué. Je continue. Je ne m’estime jamais que dans ce que je pourrais faire.

Nathanaël, jette mon livre ; ne t’y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre ; plus que de tout, aie honte de cela. Si je cherchais tes aliments, tu n’aurais pas de faim pour les manger ; si je te préparais ton lit, tu n’aurais pas sommeil pour y dormir.

Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n’est là qu’une des mille postures possible en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu’un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu’un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, aussi bien écrit que toi, ne l’écris pas. Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah ! le plus irremplaçable des êtres. "

"Du jour où je parvins à me persuader que je n'avais pas besoin d'être heureux, commença d'habiter en moi le bonheur ; oui, du jour où je me persuadai que je n'avais besoin de rien pour être heureux. Il semblait, après avoir donné le coup de pioche à l'égoïsme, que j'avais fait jaillir aussitôt de mon coeur une telle abondance de joie que j'en pusse abreuver tous les autres. Je compris que le meilleur enseignement est d'exemple. J'assumai mon bonheur comme une vocation."

"La peur de trébucher cramponne notre esprit à la rampe de la logique. Il y a la logique et il y a ce qui échappe à la logique. L'illogisme m'irrite, mais l'excès de logique m'exténue. Il y a ceux qui raisonnent et il y a ceux qui laissent les autres avoir raison. Mon coeur, si ma raison lui donne tort de battre, c'est à lui que je donne raison. Il y a ceux qui se passent de vivre et ceux qui se passent d'avoir raison. C'est au défaut de la logique que je prends conscience de moi. Ô ma plus chère et ma plus riante pensée ! Qu'ai-je affaire de chercher plus longtemps à légitimer ta naissance ? N'ai-je pas lu ce matin dans Plutarque, au seuil des Vies de Romulus et de Thésée, que ces deux grands fondateurs de cités, pour être nés "secrètement et d'une union clandestine" ont passé pour des fils de dieux ?..."

" Il y a sur terre de telles immensités de misère, de détresse, de gêne et d’horreur, que l’homme heureux n’y peut songer sans prendre honte de son bonheur. Et pourtant ne peut rien pour le bonheur d’autrui celui qui ne sait être heureux lui-même. Je sens en moi l’impérieuse obligation d’être heureux. Mais tout bonheur me paraît haïssable qui ne s’obtient qu’aux dépens d’autrui… Je préfère le repas d'auberge à la table la mieux servie, le jardin public au plus beau parc enclos de murs, le livre que je ne crains pas d'emmener en promenade à l'édition la plus rare, et, si je devais être seul à pourvoir contempler une oeuvre d'art, plus elle serait belle et plus l'emporterait sur la joie ma tristesse. Mon bonheur est d'augmenter celui des autres. J'ai besoin du bonheur de tous pour être heureux."

 

 

 

 

 

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André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

 

 

 

Zie voor onderstaande schrijvers ook mijn blog van 22 november 2006.

 

De Engelse schrijfster George Eliot werd geboren op 22 november 1819 in Nuneaton in Warwickshire.

 

De Hongaarse dichter Endre Ady werd geboren op 22 november 1877 in het huidige Adyfalva.

 

De Russische schrijver Viktor Pelevin werd geboren op 22 november 1962 in Moskou.

 

De Nederlands dichteres en schrijfster Elisabeth Maria Post werd geboren in Utrecht op 22 november 1755.

 

 

22-11-06

André Gide, George Eliot. Endre Ady, Viktor Pelevin, Elisabeth Maria Post


André Gide werd geboren op 22 november 1869 in Parijs. Gide was de zoon van een katholieke vader uit de Midi en een protestantse moeder uit Normandië. Hij was een van de belangrijkste schrijvers van zijn generatie.De streng protestantse opvoeding heeft hem schuldgevoelens en frustraties opgeleverd Terugkerende thema’s zijn het religieuze en het zinnelijke, waarbij de balans in de loop der jaren steeds vaker naar het zinnelijke doorsloeg. Zijn homoseksualiteit komt in zijn werk pas later aan de oppervlakte: in de vroegere werken draait hij er nog wat omheen. Toen hij echter in de jaren negentig van de negentiende eeuw drie jaar doorbracht in Algerije, viel veel van zijn geremdheid van hem af, mede doordat hij verliefd werd op de jonge Athman. Daarna verschenen nog voor de Eerste Wereldoorlog zijn grote werken l'Immoraliste en la Porte étroite. Tijdens de oorlog schreef hij Corydon (het werd na de oorlog, in 1924, gepubliceerd), waarin hij de homoseksualiteit in een gunstig daglicht stelt, en zich beroept op grote namen als Blaise Pascal en Montaigne. Overigens was hij voorstander van een viriele vorm van homoseksualiteit, die hij beschouwde als niet "tegen de natuur", wel "tegen de norm".

In 1926 kwam les Faus-monnayeurs uit, door Gide wel zijn "enige roman" genoemd. Het was in ieder geval zijn monumentaalste. In de jaren twintig begon Gide zich te bekommeren om de maatschappelijk zwakkeren. Hij werd een voorvechter van gelijkberechtiging van de vrouw. Ook stond hij een humaner behandeling van misdadigers voor. In de jaren dertig had hij, zoals vele schrijvers in die tijd, sympathie voor het communisme, vooral onder invloed van het evangelie, maar na een reis naar Rusland in 1936 keerde hij ontgoocheld terug.Als oprichter van de Nouvelle Revue française , maar vooral als vrijgevochten schrijver, heeft Gide een enorme invloed uitgeoefend op latere generaties Franse schrijvers en op de ontwikkeling van de moderne Franse roman, de Nouveau Roman.

Uit : Journal 1889-1939 / 14 avril 1933)

"Ce jeune musulman, élève de Massignon, qui vint un matin me parler et que j'envoyai à Marcel de Coppet : avec des larmes, des sanglots dans la voix, il racontait sa conviction profonde : l'Islam seul était en possession de la vérité qui pouvait apporter la paix au monde, résoudre les problèmes sociaux, concilier les plus irréductibles antagonismes des nations... Berdiaeff réserve ce rôle à l'orthodoxie grecque. De même le catholique ou le juif, chacun à sa religion propre. C'est au nom de Dieu qu'on se battra. Et comment en serait-il autrement, du moment que chaque religion prétend au monopole de la vérité révélée ? Car il ne s'agit plus ici de morale ; mais bien de révélation. C'est ainsi que les religions, chacune prétendant unir tous les hommes, les divisent. Chacune prétend être la seule à posséder la Vérité. La raison est commune à tous les hommes, et s'oppose à la religion, aux religions."

Uit : Les Caves du Vatican

« L'an 1890, sous le pontificat de Léon XIII, la renommée du docteur X, spécialiste pour maladies d'origine rhumatismale, appela à Rome Anthime Armand-Dubois, franc-maçon.

-- Eh quoi? s'écriait Julius de Baraglioul, son beau-frère, c'est votre corps que vous vous en allez soignez à Rome! Puissiez-vous reconnaître là-bas combien votre âme est plus malade encore!

A quoi répondait Armand-Dubois sur un ton de commisération renchérie:

-- Mon pauvre ami, regardez donc mes épaules.

Le débonnaire Baraglioul levait les yeux malgré lui vers les épaules de son beau-frère; elles se trémoussaient, comme soulevées par un rire profond, irrépressible; et c'était certes grand-pitié que de voir ce vaste corps à demi perclus occuper à cette parodie le reliquat de ses disponibilités musculaires. Allons! décidément leurs positions étaient prises, l'éloquence de Baraglioul n'y pourrait rien changer. Le temps peut-être? le secret conseil des saints lieux... D'un air immensément découragé, Julius disait seulement:

-- Anthime, vous me faites beaucoup de peine (les épaules aussitôt s'arrêtaient de danser, car Anthime aimait son beau-frère). Puissé-je, dans trois ans, à l'époque du jubilé, lorsque je viendrai vous rejoindre, puissé-je vous trouver amendé! »



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André Gide (22 november 1869 – 19 februari 1951)

 

George Eliot was het pseudoniem van de Engelse schrijfster Mary Ann Evans. Ze schreef onder een mannennaam om de kansen op publicatie te verbeteren. Geboren werd zij op 22 november 1819 in Nuneaton in Warwickshire

Ze werd geboren op een boerderij nabij Nuneaton in Warwickshire, en ze gebruikte veel van haar eigen ervaringen in haar boeken. Onconventioneel woonde ze lange tijd samen met de getrouwde schrijver George Henry Lewes, die in 1878 overleed.

Op 6 mei 1880 trouwde ze een vriend van haar, John Cross, een Amerikaans bankier die 20 jaar jonger was dan zij. Zij gingen op huwelijksreis naar Venetië en daar, zo wordt er verteld, sprong hij van het balkon in het Canal Grande op hun huwelijksnacht. Hij overleefde de sprong overigens en schreef een biografie over haar, die in 1882 verscheen. Ze overleed datzelfde jaar in Londen aan een nierkwaal, en ligt begraven op de Highgate begraafplaats in Londen.

Haar stijl is typisch Victoriaans: zeer lange zinnen en uitvoerige beschrijvingen van situaties en landschappen, maar kenmerkt zich toch door een vlijmscherp psychologisch inzicht. Vooral Middlemarch, Daniel Deronda, en The Mill on the Floss worden nog wel gelezen en ook geregeld herdrukt.

 

Uit: The Mill on the Floss

“A wide plain, where the broadening Floss hurries on between its green banks to the sea, and the loving tide, rushing to meet it, checks its passage with an impetuous embrace. On this mighty tide the black ships–laden with the fresh-scented fir-planks, with rounded sacks of oil-bearing seed, or with the dark glitter of coal–are borne along to the town of St. Ogg's, which shows its aged, fluted red roofs and the broad gables of its wharves between the low wooded hill and the river-brink, tingeing the water with a soft purple hue under the transient glance of this February sun. Far away on each hand stretch the rich pastures, and the patches of dark earth made ready for the seed of broad-leaved green crops, or touched already with the tint of the tender-bladed autumn-sown corn. There is a remnant still of last year's golden clusters of beehive-ricks rising at intervals beyond the hedgerows; and everywhere the hedgerows are studded with trees; the distant ships seem to be lifting their masts and stretching their red-brown sails close among the branches of the spreading ash. Just by the red-roofed town the tributary Ripple flows with a lively current into the Floss. How lovely the little river is, with its dark changing wavelets! It seems to me like a living companion while I wander along the bank, and listen to its low, placid voice, as to the voice of one who is deaf and loving. I remember those large dipping willows. I remember the stone bridge.”

 

 

 

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George Eliot (22 november 1819 – 22 december 1880)

 

De Hongaarse dichter Endre Ady werd geboren op 22 november 1877 in het huidige Adyfalva.  Hij brak zijn rechtenstudie af voor een carrière in de journalistiek en literatuur. Zijn eerste dichtbundel, Versek, verscheen in 1899. Na 1903 verbleef hij overwegend in Parijs, waar hij verliefd werd op een vrouw die het onderwerp werd van veel van zijn gedichten. Hij was een lyrisch dichter die bekend werd om zijn oorspronkelijk en creatief taalgebruik. Ady werd beïnvloed door de Franse symbolisten. Hij werd leider van de politiek en artistiek geëngageerde Hongaarse schrijvers, die zich verzetten tegen het zelfvoldane materialisme van de Hongaaarse hogere kringen. Ady's oeuvre werd in 19 delen gepubliceerd. Zijn poëzie in 12 en zijn proza in 7 delen.

 

 

De dichter van de Poesta

 

Donker als een Koemaan, grootogig,
Een man vol dromen en verlangens
Was hij. Als herder van een kudde
Trok hij naar de Hongaarse Vlakte.

 

Toversfeer in de schemer ’s avonds
Greep hem ook de honderdste keer nog,
Maar wat er in zijn hart opbloeide,
Graasde het kuddevolk meteen weg.

 

Gedachtenschoon schiep hij duizend keer:
Gedachten over dood, wijn, liefde,
Elders ter wereld was hij een zanger
Geworden van gewijde liederen.

 

Maar hier, als hij zijn boerse, simpele
Gezellen en hun kudde ontmoette,
Groef hij zijn lied heel snel en diep weg
En floot wat voor zich heen of vloekte.

 

 

 

Boven het Doodsmeer

 

Wij cirkelen boven het Doodsmeer,
Prachtige vogels, trots, vol moed.
In ’t water drijven luie monsters,
Gulzig, slangkoppig visgebroed.
Deze stinkende, trieste poel
Staat ook bekend als Hongarije.

 

Alles vergeefs! We vallen allen,
Het Meer trekt, onze slag verslapt.
Voor niets onze ziel en ons branden,
Onze liefde, ons hoofd en hart.
Het helpt ons niet, het geeft geen kracht:
Het blijft een Doodsmeer, Hongarije.

 

 

 

Vertaling: Kees Bakker

 

 

 

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Endre Ady (22 november 1877 – 27 januari 1919)

 

Viktor Pelevin werd geboren op 22 november 1962 in Moskou. Hij is een van de interessantste Russische auteurs van dit moment. Hij studeerde af aan het Moskouse Instituut voor Literatuur en publiceerde in de tijdschriften Granta, The New York Times Magazine en Open City. Eerdere romans zijn onder meer Babylon, Omon Ra en Het leven der insecten. In 1993 ontving hij de eerste Russische Booker Prize voor fictie. In De helm der verschrikking heeft Victor Pelevin een wereld gecreëerd waarin het surreële en het hyperreële samenkomen. Hij hervertelt de mythe van Theseus, het labyrint en de Minotaurus, waarbij hij het klassieke verhaal overzet naar de huidige tijd van internet en cyberspace. In die virtuele ruimte schetst Pelevin een magische, labyrintachtige omgeving waarin informatie in overvloed aanwezig is, maar kennis uiteindelijk onbereikbaar blijft.

Uit: The Helmet of Horror (De helm der verschrikking)

Mythcellaneous

‘No one realised that the book and the labyrinth were one and the same . . .’
-Borges, The Garden of Forking Paths

According to one definition, a myth is a traditional story, usually explaining some natural or social phenomenon. According to another, it is a widely held but false belief or idea. This duality of meaning is revealing. It shows that we naturally consider stories and explanations that come from the past to be untrue — or at least we treat them with suspicion. This attitude, apart from creating new jobs in the field of intellectual journalism, gives some additional meaning to our life. The past is a quagmire of mistakes; we are here to find the truth. We know better.

The road away from myth is called ‘progress’. It is not just scientific, technical or political evolution. Progress has a spiritual constituent beautifully expressed by F. Scott Fitzgerald in The Great Gatsby:

[a belief] in the green light, the orgastic future that year by year recedes before us. It eluded us then, but that’s no matter — tomorrow we will run faster, stretch our arms further . . . And one fine morning —
So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past.

In other words, progress is a propulsion technique where we have to constantly push ourselves away from the point we occupied a moment ago. However, this doesn’t mean that we live without myths now. It only means that we live with instant myths of soap-bubble content. They are so unreal you can’t even call them lies. Anything can become our mythology for fifteen minutes, even Mythbusters programme on the Discovery channel.

 

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Viktor Pelevin (Moskou, 22 november 1962)

 

De Nederlands dichteres en schrijfster Elisabeth Maria Post werd geboren in Utrecht op 22 november 1755. Ze wordt beschouwd als een van de vertegenwoordigers van het sentimentalisme. In 1788 verscheen haar romandebuut Het land, in brieven, een (deels autobiografische) briefroman over een vriendschap tussen twee vrouwen die spreken over natuur, godsdienst en vriendschap. Het leven op het platteland wordt in dit boek verheerlijkt. Het land is een fysico-theologisch werk: door de natuur te observeren kan men god ervaren. Het werk Reinhart of Natuur en Godsdienst verscheen in drie delen in 1791 en 1792. Het is een roman over de slavernij in de Nederlandse kolonies in Zuid-Amerika. Het werk bevat veel (natuur)beschouwingen. In 1794 trouwde Post met de predikant J.L. Overdorp; haar gevoelens voor hem beschreef ze in de bundel Gezangen der liefde.

Uit: Het land, in brieven

 

“De naam van vriendschap alleen heeft een aangename welluidendheid in mijne ooren, en hare beoefening is de adem van mijn leven geworden. Zij geeft het ware zoet aan allen aardschen wellust. Zij bereidt den zagtsten troost, in alle rampen van dit leven. - Een traan, dien de vriendschap over ons lot weent, is balzem in de wonden des harten. Een boezem open te vinden, waarin de volle ziel zig uitstort, geeft de aangenaamste verruiming.

 

Wees zonder vriend, hoeveel verliest uw leven!

 Wie zal uw troost en moed in rampen geeven?

     Verblijd zijn als uw heilzon straalt?

 Wie deelen in uw voor en tegenspoeden;

 U in den nood, door trouwen raad, behoeden?

     U wederhouden als gij dwaalt?

Zingt onze waarde Gellert. Aan de hand der vriendschap valt het ligter, de doornige paden des levens te doorwandelen: en daar ze voordspruit uit overeenstemming van zielen; daar ze door deugd en godsdienst gevoed word, - daar zegenpralen hare genoegens over alle de wisselbaare goederen der wereld. - Eer en schatten kunnen ons door kleine toevalligheden ontroofd worden: maar de ware vriendschap groeit in den nood. - De dood kan vrienden scheiden; maar de vriendschap zelf duurt tot in het ander leven.”

 

 

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Elisabeth Maria Post (22 november 1755 - 3 juli 1812)