20-05-17

Honoré de Balzac, William Michaelian, Wolfgang Borchert, Hector Malot, Ingvar Ambjørnsen, A.C. Cirino, Hanna Krall, Sigrid Undset

 

De Franse schrijver Honoré de Balzac werd geboren in Tours op 20 mei 1799. Zie ook alle tags voor Honoré de Balzac op dit blog.

Uit:La Comédie humaine

“Au milieu de la rue Saint-Denis, presque au coin de la rue du Petit-Lion, existait naguère une de ces maisons précieuses qui donnent aux historiens la facilité de reconstruire par analogie l’ancien Paris. Les murs menaçants de cette bicoque semblaient avoir été bariolés d’hiéroglyphes. Quel autre nom le flâneur pouvait-il donner aux X et aux V que traçaient sur la façade les pièces de bois transversales ou diagonales dessinées dans le badigeon par de petites lézardes parallèles? Évidemment, au passage de la plus légère voiture, chacune de ces solives s’agitait dans sa mortaise. Ce vénérable édifice était surmonté d’un toit triangulaire dont aucun modèle ne se verra bientôt plus à Paris.
Cette couverture, tordue par les intempéries du climat parisien, s’avançait de trois pieds sur la rue, autant pour garantir des eaux pluviales le seuil de la porte que pour abriter le mur d’un grenier et sa lucarne sans appui. Ce dernier étage était construit en planches clouées l’une sur l’autre comme des ardoises, afin sans doute de ne pas charger cette frêle maison.
Par une matinée pluvieuse, au mois de mars, un jeune homme, soigneusement enveloppé dans son manteau, se tenait sous l’auvent d’une boutique en face de ce vieu logis, qu’il examinait avec un enthousiasme d’archéologue.
À la vérité, ce débris de la bourgeoisie du seizième siècle offrait à l’observateur plus d’un problème à résoudre. À chaque étage, une singularité: au premier, quatre fenêtres longues, étroites, rapprochées l’une de l’autre, avaient des carreaux de bois dans leur partie inférieure, afin de produire ce jour douteux, à la faveur duquel un habile marchand prête aux étoffes la couleur souhaitée par ses chalands.
Le jeune homme semblait plein de dédain pour cette partie essentielle de la maison, ses yeux ne s’y étaient pas encore arrêtés. Les fenêtres du second étage, dont les jalousies relevées laissaient voir, au travers de grands carreaux en verre de Bohême, de petits rideaux de mousseline rousse, ne l’intéressaient pas davantage. Son attention se portait particulièrement au troisième, sur d’humbles croisées dont le bois travaillé grossièrement aurait mérité d’être placé au Conservatoire des arts et métiers pour y indiquer les premiers efforts de la menuiserie française. Ces croisées avaient de petites vitres d’une couleur si verte, que, sans son excellente vue, le jeune homme n’aurait pu apercevoir les rideaux de toile à carreaux bleus qui cachaient les mystères de cet appartement aux yeux profanes. Parfois, cet observateur, ennuyé de sa contemplation sans résultat, ou du silence dans lequel la maison était ensevelie, ainsi que tout le quartier, abaissait ses regards vers les régions inférieures. »

 

 
Honoré de Balzac (20 mei 1799 - 18 augustus 1850)
Borstbeeld in Vendôme

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20-05-13

Ingvar Ambjørnsen, A.C. Cirino, Hanna Krall, Hector Malot, Sigrid Undset, Honoré de Balzac

 

De Noorse schrijver, muzikant en theatermaker Ingvar Ambjørnsen werd geboren in Tønsberg op 20 mei 1956. Zie ook alle tags voor Ingvar Ambjørnsen op dit blog.

 

Uit: Potes pour la vie (Vertaald door Jean-Baptiste Coursaud)

 

“– Quand j’étais minot, j’adorais les groseilles. Maintenant, j’peux plus les blairer.

Kjell Bjarne a prononcé cette phrase sur un ton censé me faire comprendre qu’entre-temps il s’était passé des choses. À savoir qu’il avait vécu la moitié d’une vie humaine. Et que, sur le chemin de cette vie, il n’avait plus goût aux groseilles.

Pour ma part, je n’ai absolument rien à reprocher aux baies rouges et acidulées. Les groseilles sont tout à fait à mon goût. Si le temps m’avait confisqué quoi que ce fût, c’était ma capacité à m’égayer. Je ne trouvais plus la vie très folichonne, du moins pas autant que lorsque j’étais enfant. Ce que je me gardais bien de révéler. Pareille déclaration n’aurait que perturbé Kjell Bjarne. Et c’est d’ailleurs un phénomène étrange : si on en vient à dire telle ou telle chose à voix haute, elle gagne doublement en vérité. Et perd, dans ce cas de figure, tout aussi doublement sa part de gaieté.

D’autant que je n’avais grosso modo pas à me plaindre. Vraiment pas. Je serais même plus proche de la réalité en avouant que je suis un jeune homme gâté. À l’instar de tant de jeunes hommes de ce pays. Inutile d’aller courir l’Afrique en quête de Noirs pour trouver des camarades dans de sales draps, il suffisait d’observer ne fût-ce qu’une seconde les Noirs vivant à Oslo pour se rendre compte illico que ce pays était tombé bien bas. Car ils étaient traités, si je ne me fourrais pas le doigt dans l’oeil, comme de vulgaires négros. Même par la police. Ou plutôt : tout particulièrement par la police. « Amène-toi, Bamboula, leur lançaient les forces de l’ordre. Voyons voir à quoi il ressemble, ton

faux passeport. » Toujours est-il qu’on pouvait lire jusqu’à l’écoeurement des faits similaires dans les colonnes de la presse nationale.”

 

 

 

Ingvar Ambjørnsen  (Tønsberg, 20 mei 1956)

In de jaren 1980 

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20-05-11

Ingvar Ambjørnsen, A.C. Cirino, Hector Malot, Hanna Krall, Sigrid Undset, Honoré de Balzac

 

De Noorse schrijver, muzikant en theatermaker Ingvar Ambjørnsen werd geboren in Tønsberg op 20 mei 1956. Zie  ook mijn blog van 20 mei 2009.

 

Uit: Die Puppe an der Decke (Vertaald door Gabriele Haefs)

 

Rebekka sagte: "Ich komme nicht so bald wieder. Vorher fahre ich zum Haus. Vielleicht verkaufe ich es. Vielleicht bleibe ich dort. Ich weiß nicht. Ganz bestimmt komme ich vor Weihnachten nicht wieder nach Oslo." Keine Reaktion, das war immer so. Rebekka war dabei, die Stimme ihrer Schwester zu vergessen. Bei den Tannen machten sie kehrt und gingen zurück zu den klobigen Gebäuden, die jetzt mehr und mehr zu Stinas Zuhause wurden. Das tat weh, aber so war es nun einmal. Die grün gestrichenen, viel zu hellen Gänge. Der verräucherte Aufenthaltsraum. Das Bett unter dem Fenster. Der Stuhl. Das Waschbecken. Die Jahreszeiten, die kamen und gingen, in einem ewigen Schwarzweiß. Das war so ungefähr das Letzte, was Stina gesagt hatte, ehe sie alle Türen hinter sich geschlossen hatte. Dass sie ihren Farbsinn verloren habe. Sie brachte Stina zur Tür. Auf dem Weg zum Parkplatz kotzte sie ein wenig. Nur ein wenig. Einen grauen Fleck auf den feuchten Asphalt.

Es war das alte Spiel. Der gelbe Streifen. Sie wollte den gelben Streifen überqueren, wollte auf die linke Fahrspur wechseln; manchmal sehnte sie sich nach der endgültigen Frontalkollision. Ab und zu, nicht oft, aber ab und zu wuchs dieser Impuls zu einem gebieterischen Ungeheuer, das sie an den Straßenrand befahl, das sie zum Anhalten zwang. Einmal war sie die Erste an einem Unfallort gewesen. Januar, spiegelglatte, schmale Straßen in Westnorwegen. Sie hatte den Wagen erst gesehen, als sie schon fast vorüber war. Es war Nacht, klares Wetter, aber Nacht. Sie erinnerte sich daran, wie sie hyperventilierend sitzen geblieben war, ehe sie aus dem Auto steigen konnte, wie sie mit Gott gesprochen.“

 

 

 

Ingvar Ambjørnsen  (Tønsberg, 20 mei 1956)

 

 

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