08-05-16

Romain Gary, Peter Benchley, Alain-René Lesage, J. Meade Falkner, Johann von Besser, Sophus Schandorph, Sloan Wilson, Otto Zierer

 

De Franse schrijver, vertaler regisseur en diplomaat Romain Gary werd geboren op 8 mei 1914 in Vilnius, Litouwen. Zie ook alle tags voor Romain Gary op dit blog.

Uit: La promesse de l’aube

«l me fallut quarante-huit heures pour arriver à Nice, par le train des permissionnaires. Le moral de ce train bleu horizon était au plus bas. C'était l'Angleterre qui nous avait entraînés là-dedans, on allait se faire mettre jusqu'au trognon, Hitler était un type pas si mal que ça qu'on avait pas compris et avec qui on aurait dû causer, mais il y avait tout de même un point clair dans le ciel: on avait inventé un nouveau médicament qui guérissait la blemorragie en quelques jours.
Cependant, j'étais loin d'être désespéré. Je ne le suis même pas devenu aujourd'hui. Je me donne seulement des airs. Le plus grand effort de ma vie a toujours été de parvenir à désespérer complètement. Il n'y a rien à faire. Il y a toujours en moi quelque chose qui continue à sourire.
J'arrivai à Nice au petit matin et me précipitai au Mermonts. Je montai au septième et frappai à la porte. Ma mère occupait la plus petite chambre de l'hôtel: elle avait les intérêts du patron à cœur. J'entrai. La chambre minuscule, triangulaire, avait un air bien fait et inhabité qui me terrifia complètement. Je me précipitai en bas, réveillai la concierge et appris que ma mère avait été transportée à la clinique Saint-Antoine. Je sautai dans un taxi.
Les infirmières me dirent plus tard qu'en me voyant entrer elles avaient cru à une attaque à main armée.
La tête de ma mère était enfoncée dans l'oreiller, son visage était creusé, inquiet, et désemparé. Je l'embrassai et m'assis sur le lit. J'avais toujours mon cuir sur le dos, et ma casquette sur l'œil: j'avais besoin de cette carapace. Il m'arriva pendant cette permission de garder un mégot de cigare serré pendant plusieurs heures entre mes lèvres: j'avais besoin de me ramasser autour de quelque chose. Sur la table de chevet, bien en évidence dans son écrin violet, il y avait la médaille d'argent gravée à mon nom que j'avais gagnée au championnat de ping-pong, en 1932."

 

 
Romain Gary (9 mei 1914 – 2 december 1980)


 

De Amerikaanse schrijver Peter Benchley werd geboren in New York City op 8 mei 1940. Zie ook alle tags voor Peter Benchley op dit blog.

Uit: Jaws

“Middleton spoke into the microphone: “Something is going on, ladies and gentlemen, but we don’t know exactly what. All we know for sure is that Jim Prescott went swimming, and then suddenly a man on a boat out there saw something. Now Police Chief Brody is trying to get the boy to come ashore as fast as possible. It could be the shark, but we just don’t know.”
Hooper put the boat in reverse, to back away from the waves. As he looked off the stern, he saw a silver streak moving in the gray-blue water. It seemed part of the wave-motion, but it moved independently. For a second, Hooper did not realize what he was seeing. And even when the realization struck, he did not see the fish clearly. He cried, “Look out!”
“What is it?” yelled Brody.
“The fish! Get the kid out! Quick!”
The boy heard Hooper, and he tried to run. But in the chest-deep water his movements were slow and labored. A swell knocked him sideways. He stumbled, then stood and leaned forward.
Brody ran into the water and reached out. A wave hit him in the knees and pushed him back.
Middleton said into the microphone, “The man on the boat just said something about a fish. I just don’t know if he means a shark.”

 

 
Peter Benchley (8 mei 1940- 11 februari 2006)
Roy Schneider als Martin Brody in een scene uit de film uit 1975

 

 

De Franse schrijver Alain-René Lesage werd geboren op 8 mei 1668 in Sarzeau. Zie ook alle tags voor Alain-René Lesage op dit blog.

Uit: Histoire de Gil Blas de Santillane

“Il aurait encore bien voulu m’enseigner la langue latine; c’eût été autant d’argent épargné pour lui; mais, hélas! le pauvre Gil Perez! il n’en avait de sa vie su les premiers principes; c’était peut-être (car je n’avance pas cela comme un fait certain) le chanoine du chapitre le plus ignorant: aussi j’ai ouï dire qu’il n’avait pas obtenu son bénéfice par son érudition; il le devait uniquement à la reconnaissance de quelques bonnes religieuses dont il avait été le discret commissionnaire, et qui avaient eu le crédit de lui faire donner l’ordre de prêtrise sans examen.
Il fut donc obligé de me mettre sous la férule d’un maître: il m’envoya chez le docteur Godinez,   qui   passait   pour   le   plus   habile   pédant   d’Oviédo.   Je profitai si bien des instructions qu’on me donna, qu’au bout de cinq ou six années, j’entendis un peu les auteurs grecs et assez bien les poètes latins. Je m’appliquai aussi à la logique, qui m’apprit à raisonner beaucoup. J’aimais tant la dispute, que j’arrêtais les passants, connus ou inconnus, pour leur proposer des arguments. Je m’adressais quelquefois à des figures hibernoises qui ne demandaient pas mieux, et il fallait alors nous voir disputer! Quels gestes ! quelles grimaces! quelles contorsions! Nos yeux étaient pleins de fureur, et nosbouches écumantes; on nous devait plutôt prendre pour des possédés que pour des philosophes.
Je m’acquis toutefois par là, dans la ville, la réputation de savant. Mon oncle en fut ravi, parce qu’il fit réflexion que je cesserais bientôt de lui être à charge. Or ça, Gil Blas, me dit-il un jour, le temps de ton enfance est passé. Tu as déjà dix-sept ans, et te voilà devenu habile garçon: il faut songer à te pousser. Je suis d’avis de t’envoyer à l’université deSalamanque: avec l’esprit que je te vois, tu ne manqueras pas de trouver un bon poste.
Je te donnerai quelques ducats pour faire ton voyage, avec ma mule qui vaut bien dix à douze pistoles; tu la vendras à Salamanque, et tu en emploieras l’argent à t’entretenir jusqu’à ce que tu sois placé."

 

 
Alain-René Lesage (8 mei 1668 – 17 november 1747)
François André Vincent schilderde de ontvoering van Donna Mencia van Mosquera, 1777-1781
De jonge Gil de Blas hier in het midden, voor het wiite paard met Donna Mencia.

 

 

De Engelse dichter en schrijver John Meade Falkner werd geboren op 8 mei 1858 in Manningford Bruce, Wiltshire. Zie ook alle tags voor J. Meade Falkner op dit blog.

 

After Trinity

We have done with dogma and divinity,
Easter and Whitsun past,
The long, long Sundays after Trinity,
Are with us at last;
The passionless Sundays after Trinity,
Neither feast-day nor fast.

Christmas comes with plenty,
Lent spreads out its pall,
But these are five and twenty,
The longest Sundays of all;
The placid Sundays after Trinity,
Wheat-harvest, fruit-harvest, Fall.

Spring with its burst is over,
Summer has had its day,
The scented grasses and clover
Are cut, and dried into hay;
The singing-birds are silent,
And the swallows flown away.

Post pugnam pausa fiet;
Lord, we have made our choice;
In the stillness of autumn quiet,
We have heard the still, small voice.
We have sung Oh where shall Wisdom?
Thick paper, folio, Boyce.

Let it not all be sadness,
Not omnia vanitas,
Stir up a little gladness
To lighten the Tibi cras;
Send us that little summer,
That comes with Martinmas.

When still the cloudlet dapples
The windless cobalt blue,
And the scent of gathered apples
Fills all the store-rooms through,
The gossamer silvers the bramble,
The lawns are gemmed with dew.

An end of tombstone Latinity,
Stir up sober mirth,
Twenty-fifth after Trinity,
Kneel with the listening earth,
Behind the Advent trumpets
They are singing Emmanuel's birth.

 

 
J. Meade Falkner (8 mei 1858 – 22 juli 1932)

 

 

De Duitse dichter Johann von Besser werd geboren op 8 mei 1654 in Frauenburg (tegenwoordig Saldus in Letland). Zie en ook alle tags voor Johann von Besser op dit blog.

 

Bestrafe mich mit keinem Tadel

Bestrafe mich mit keinem Tadel,
Daß deine Schooß mein Herze lieb gewinnt,
Denn der Magnet forscht mit der Nadel,
Bis er den Mittelpunkt ergründt.
Ein Schäfchen grast in Tal und Auen,
Wo Schatten ist:
Mein Herze will das deine schauen,
Drum such ist es, da wo du offen bist.

 

 

Was frag' ich denn darnach!

Was frag' ich denn darnach!
Wenn du mich nicht wilst lieben?
Das kan mich nicht betrüben /
Ich weiß / was Daphnis sprach:
Wird gleich der Chloris gunst geringer /
Ist doch die gantze welt voll solcher dinger.
Was frag' ich denn darnach!

Ich bin so gut als du;
Du must es auch entbehren /
Was ich dir kan gewähren.
Schleuß nur dein hertze zu!
Meins hat dich schon vorlängsten ausgejaget;
Wer weiß / wen noch der schimpff am ärgsten plaget.
Ich bin so gut als du!

Ich spitz' mich schon darauff /
Wie es dich wird gereuen.
Wie werd ich mich erfreuen /
Wenn dir hüpfft keiner auff.
Wenn du must welcke reibgen schaben /
Und flederwisch' am marckte feil wirst haben.
Ich spitz' mich schon darauff.

 

 
Johann von Besser (8 mei 1654 – 10 februari 1729)
Johanneskerk in Saldus (Frauenburg)

 

 

De Deense schrijver Sophus Schandorph werd geboren op 8 mei 1836 in Ringstedt. Zie ook alle tags voor Sophus Schandorph op dit blog.

Uit: Stina Becomes a Farmer's Wife (vertaald door Sally Ryan)

“For a moment the owner of the cart peered at her from the corner of his eye and looked as if he were going to say something. But when his guest did not by the faintest sign reveal any inclination toward conversation or friendliness, and when he saw her staring straight ahead, crowding as far as possible away from him into the opposite corner of the seat, he sighed loudly, and exclaimed, "Well, well, begosh ye–hm, hm!" He stopped for a moment, wiped the perspiration from his forehead, reached for his pipe, stuffed it from a bladder-pouch, lighted it, touched the fat whitemaned sorrels lightly with the whip, and with a "Gidap!" made them start an easy trot.
Always the same white road, edged by grass and plantain leaves covered with a thick layer of dust. Always the same stubbly fields, unending stretches in woodless regions, interrupted only by the square of some solitary farmhouse, or by a cottage half veiled by the poplar row around the garden. Here and there a dried-out pool with its cracked, wrinkled, and hard clay bottom bore witness to the monstrous drought of the summer.
"It sure is mighty hot," sighed the farmer after they had ridden quite a distance.
Stina nodded, continuing to stare straight ahead. The man could only see the profile of her nose move a bit. Again he was silent for a while before making a new attempt to exchange ideas with her.
"The crop got in very well this year. There was nothing to complain about. For the weather was right steady. But–eh–the grain don't weigh much, and we got a mighty big pile o' chaff."
These reflections awakened so much interest in Stina that she turned half toward the farmer, and murmured, "The hay wasn't any good either."

 

 
Sophus Schandorph (8 mei 1836 - 1 januari 1901)
Borstbeeld in Kopenhagen

 

 

De Amerikaanse schrijver Sloan Wilson werd geboren op 8 mei 1920 in Norwalk, Connecticut. Zie ook mijn blog van 8 mei 2007 en ook mijn blog van 8 mei 2009.

Uit: The Man in the Gray Flannel Suit

“Its peculiar shape caused people to stare at it abstractly, and once at a cocktail party one of the guests said, “Say, that’s funny. Did you ever notice that big question mark on your wall?”
“It’s only a crack,” Tom replied.
“But why should it be in the form of a question mark?”
“It’s just coincidence.”
“That’s funny,” the guest said. Tom and Betsy assured each other that someday they would have the whole wall replastered, but they never did.
The crack remained as a perpetual reminder of Betsy’s moment of extravagance, Tom’s moment of violence, and their inability either to fix walls properly or to pay to have them fixed. It seemed ironic to Tom that the house should preserve a souvenir of such things, while allowing evenings of pleasure and kindness to slip by without a trace.
The crack in the living room was not the only reminder of the worst. An ink stain with handmarks on the wallpaper in Janey’s room commemorated one of the few times Janey ever willfully destroyed property, and the only time Betsy ever lost her temper with her and struck her. Janey was five, and the middle one of the three Rath children.
She did everything hard: she screamed when she cried, and when she was happy her small face seemed to hold for an instant all the joy in the world. Upon deciding that she wanted to play with ink, she carefully poured ink over both her hands and made neat imprints on the wallpaper, from the floor to as high as she could reach. Betsy was so angry that she slapped both her hands, and Janey, feeling she had simply been interrupted in the midst of an artistic endeavor, lay on the bed for an hour sobbing and rubbing her hands in her eyes until her whole face was covered with ink. Feeling like a murderess, Betsy tried to comfort her, but even holding and rocking her didn’t seem to help, and Betsy was shocked to find that the child was shuddering. When Tom came home that night he found mother and daughter asleep on the bed together, tightly locked in each other’s arms. Both their faces were covered with ink.
All this the wall remembered and recorded.“

 

 
Sloan Wilson (8 mei 1920 – 25 mei 2003)

 

 

De Duitse schrijver Otto Zierer werd geboren op 8 mei 1909 in Bamberg. Zie ook alle tags voor Otto Zierer op dit blog.

Uit: Chlodwig - ein Frankenkönig läßt sich taufen

"Bei Thor und seinen Blitzen", rief Chlodwig, König der Franken, und faßte nach seinem Zauber­amulett. "Der heilige Mann in Reims soll seinen Krug wiederhaben! Ich werde doch nicht so töricht sein und mit seinem Christengott Streit anfangen".  "Gelobt sei Jesus Christus", antwortete der Bote. Ihn hatte der Bischof Remigius von Reims in die Königspfalz nach Soissons, wo der Heerkönig der Franken Hof hielt, geschickt, damit er Chlodwig Vorhaltungen mache. Dessen wilde Krieger hatten wieder einmal im eroberten Gallien Kirchen geplündert und kostbare Gottesdienstgeräte weggeschleppt, darunter auch einen Krug von wunderbarer Größe und Schönheit. Jetzt war dieser Krug bei der noch un­verteilten Beute in Soissons. „Wenn das Los mir jenen Krug zuspricht, werde ich erfüllen, was dein Bischof wünscht", versprach Chlodwig. Unverzüglich befahl der Frankenherrscher seine Freunde und Gefolgsleute zu sich. Er führte sie in den Raum, wo die Beute der letzten Kriegszüge aufgestapelt war. Es war Brauch, diese Dinge gleichmäßig unter den Mächtigen zu verteilen.
„Tapfere Krieger“, sprach Chlodwig, "ich bitte euch, weigert euch nicht, mir außer meinem Beuteanteil noch jenes Gefäß zu geben." "Ruhmreicher König" war die Antwort, „tue, was dir gut erscheint!" So stimmten .alle zu, nur ein rothaariger Graf ...  rief  „Wieso willst du besser sein als wir anderen? Dir steht nur zu, was das Los bestimmt, nichts sonst!" Mit diesen Worten hob er die steinerne Streitaxt auf und schlug auf den Krug ein, ohne ihn zu zerstören. König Chlodwig tat, als mache ihm dieser Vorfall nichts aus. Er bewahrte aber die Kränkung tief in seiner Brust. Der Bote indes wurde mit dem Krug zu Remigius, dem mächtigen Bischof in der alten Römerstadt Reims, entlassen.“

 

 
Otto Zierer (8 mei 1909 – 5 maart 1983)
Clovis laat zich dopen door de meester van Saint-Gilles, rond 1500
(Geen portret beschikbaar)

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